Calomniez, calomniez, il en restera toujours quelque chose...(Beaumarchais).

 

Georges Mieyeville, conseiller municipal délégué à la culture


Le temps passe et les situations se pérennisent...Quel gâchis que de voir autant d'énergie dépensée en mesquineries et pseudo grandes idées !
Des élus municipaux minoritaires passent leur temps à réclamer un nouveau scrutin municipal et considèrent toujours l'équipe élue par les Cubzaguais en 2008 comme illégitime. Ils continuent leurs lubies et poursuivent leurs vieilles lunes dans le désordre le plus total et l'improvisation permanente.
Leurs interventions sont conditionnées par la présence de la presse dans la salle, le contenu importe peu : l'essentiel est de prendre la parole, sur chaque sujet. Les prises de position sont le plus souvent contradictoires.

• Refus permanent et obstiné du projet de Bois Milon, mais alors pourquoi voter au cours du conseil municipal le paiement des frais d'étude des cabinets chargés du dossier et demander son abandon dans la même séance ?
• Refus catégorique de la prise en compte de la réalité des aménagements de maîtrise de l'écoulement actuel des eaux de ruissellement au détriment de nos concitoyens habitant le quartier et, dans le même temps, demande de l'intervention de la collectivité pour protéger ces habitants.
• Cris d'orfraie quand la majorité municipale, en cohérence avec le PLU discuté, défini, concerté, voté, refuse sagement l'implantation d'un centre logistique (4 ha, bâtiments de 20 m de haut...) sur une zone protégée et qui ferait circuler 400 camions jours sur la commune sans créer d'emplois contrairement à ce qu'ils affirment (400 chauffeurs qui roulent déjà et ne sont pas des locaux, le transfert du personnel d'un autre centre logistique qui fermerait). Doit-on accepter de détruire un art de vivre dans notre commune, son paysage, et donner raison aux partisans du « grand contournement » en installant ceci hors du raccordement rail et sans retombées financières si cela est un argument pour !

• Doctes propos pour la protection de l'environnement, mais refus de la plaine des sports dans le périmètre du Bouilh ce qui pourtant protège définitivement cet espace classé de l'extension des zones d'activité voisines. Je cherche encore à comprendre.
• Réclamation pour que la commune améliore la vie quotidienne des citoyens et refus de voter les engagements pour réaliser des travaux de voirie sur des routes de la commune qui sont dégradées parce que très passantes.
• Projet de la plaine de sports : refus de voter les demandes de subvention auxquelles la législation donne droit pour les travaux envisagés. Là, pour eux, ce sont donc les Cubzaguais qui doivent voir leurs impôts remplacer les subventions de droit.
• Demandes de diminution drastique des dépenses de fonctionnement, mais dans le même laps de temps, réclamation pour que la commune engage des personnels pour démarcher des entreprises...
• Demandes d'investissements importants sur la commune et refus de voir financer ces investissements, par l'impôt ou par l'emprunt qui reste un des plus modérés dans les communes de notre taille.
• Utilisation malsaine du tableau d'amortissement prévisionnel des emprunts sur les prochaines années, tableau remis l'an dernier dans le cadre des études pluriannuelles des investissements. Dénonciation déjà active de l'augmentation pourtant prévue et maîtrisée de cet endettement qui correspond à trois projets d'envergure dans les prochaines années et qui vont faire réaliser à notre commune un saut qualitatif indéniable; projets dont le plan de financement est public depuis un an. Projets qui n'ont aucune conséquence défavorable pour la commune, ses habitants et ses finances.

Il faut exister, mais pour exister doit-on en permanence nier le travail réalisé et s'opposer à tout ? Doit-on constamment agiter le chômage, hélas récurrent sur notre secteur comme le résultat volontaire de la politique locale ?
Appeler à l'union de toutes les bonnes volontés ce n'est pas exiger de se voir remettre les clés de la mairie et de la Communauté de communes pour s'y installer sans que les électeurs les y aient invités.
Certains semblent confondre leur ambition personnelle -très contrariée- pour les « ors du pouvoir », avec le service aux citoyens qui est une exigence morale de tous les instants.

3 avril 2010

A qui appartient Plagne ?

Lors de la réunion citoyenne sur le devenir de Plagne, les échanges ont été parfois virulents. Cette réunion aura, à tout le moins permis d’exprimer des points de vue divergents.

Mais au fait, à qui appartient Plagne ?

Aux anciens, natifs et habitants de toujours du port, qui désirent un meilleur entretien du quartier, et rêvent d’un désenvasement des quais?

Au Club Nautique du Cubzagais, qui revendique à juste titre une halte nautique, financée en grande partie sur des fonds publics, et une animation sympathique et réussie, mais pas toujours bien concertée?

A l’association Au fil de l’eau, récemment créée, qui a déjà à son actif 3 repas et une randonnée pédestre ?

Aux habitants du haut de Plagne, des lotissements anciens et en devenir, qui viennent se promener régulièrement au bord de l’eau ?

Aux habitants de St André qui s’aventurent eux aussi sur le quai, aux touristes ?

Frank Cloche Frank Cloche

Je crois que ce lieu magnifique attire surtout les amoureux de la rivière et de son paysage sans cesse renouvelé, les passionnés de voile, de randonnées pédestre et cycliste, les amoureux, les gens de passage, promeneurs en tous genres, et d’autres que j’oublie certainement.

 

Je pense qu’il y a ici de la place pour tous, à condition de discuter de s’écouter et de se respecter. Cette réunion a été la prémisse d’un renouveau de Plagne, souhaitons que cette situation se pérennise !

2 juillet 2009

A quoi servent les élections ?

1er juillet 2009           Par Georges Mieyeville, conseiller municipal, délégué à la culture

Je me pose cette question à chaque fois que je lis des avis autorisés de personnes compétentes et qui ont perdu les élections passées.

Comme toujours, avec l’argument de la  démocratie scrupuleusement respectée, de la volonté d’écouter le citoyen, du respect de la parole donnée, on nous explique qu’il faut recommencer, le jour même, tout à zéro.

Ces personnes oublient que nous vivons dans une démocratie représentative. C’est à dire que « le peuple »(1) qui ne peut, comme à Athènes s’assembler tous les jours pour écouter toutes  les propositions et débattre ;  ce peuple délègue, par les élections, son pouvoir de décision à ses représentants qui forment  les conseils municipaux, généraux, régionaux, l’Assemblée nationale,  le Sénat…

« Le peuple », à chaque élection, choisit ses représentants, et quand il a parlé, chacun, à sa place, joue le rôle qui lui a été assigné : diriger les travaux quand on est élu, essayer d’amender les travaux lorsqu’ils ne nous semblent pas aller dans le sens de l’intérêt public quand on est dans l’opposition et prendre date.

Je croyais que c’était tout simple. Erreur grave semble-t-il !

 Vous avez gagné les élections ? Mais il y a eu de l’abstention, mais tout le monde n’a pas voté pour vous.

A qui la faute ?  Car c’est une faute pour certains !  Puisqu’ils n’ont pas gagné…

Il faut, pour  chaque décision, les consulter, démissionner si possible  afin de permettre au suffrage universel de  les élire peut-être cette fois.

La légitimité ? Inexistante.

L’onction du suffrage universel reçue par autrui ? Nulle.

Pourtant, vous êtes élus, la loi le confirme et s’il y a un doute les tribunaux saisis se prononcent rapidement à partir de documents incontestables. C’est pour cela qu’il n’y a que peu de contestations dans notre pays qui a  beaucoup de défauts mais pas celui de l’opacité.

 

(1)   la notion de peuple a fortement varié  selon les époques et les hommes au pouvoir depuis la Révolution de 1789.