Incompétence ou mauvaise foi ??
Mai 2009 Par Georges Mieyeville, conseiller municipal, délégué à la culture
Divers articles et des tracts distribués à la sauvette affirment que la majorité municipale veut faire venir habiter à Saint André une nuée de pauvres et de cas sociaux émargeant à l’aide sociale.
Il y est aussi présenté l’apocalypse de l’architecture urbaine que pratiquerait la municipalité dans une aveugle fuite en avant qui lui tiendrait lieu de projet de mandature.
Les personnes qui portent ces propos appartiennent à l’opposition municipale, sont associées aux travaux des commissions dans la plus grande transparence et dans l’écoute qui sont l’honneur de notre démocratie.
Pourtant, leur discours montre leur méconnaissance totale des dossiers. Sont-ils inaptes à la fonction qui est la leur ?
Pour le logement social, le plafond de ressources applicable au 1er janvier 2009 (circulaire UP/FL3 du 30/12/2008) s’établit comme suit :
(Revenu fiscal retenu, pas revenu imposable !)
Personne seule : 27 472 €
2 personnes sauf jeunes : 36686€
3 personnes ou couple de jeunes : 44118€
Les plafonds maxima de revenu montrent que le logement HLM est un logement accessible aux classes moyennes qui en représentent l’immense majorité des
bénéficiaires.
En 2008, par un tour de passe-passe dont il a l’habitude, le gouvernement a fait croire que la demande était subitement satisfaite grâce à son action et que l’immense majorité des demandeurs
avait eu satisfaction. Il n’en est rien, ils ont simplement diminué de 10% le plafond de ressources et ainsi sorti des demandes insatisfaites une grande partie des familles des classes moyennes
obligées de se tourner vers un secteur privé peu dynamique et beaucoup moins fiable. D’où l’effondrement des demandes non satisfaites… C’est tout un métier !
Déclarer que ce sont les sociétés HLM qui portent l’essentiel des projets, c’est justement un gage de qualité et ils le savent bien sûr.
Ces sociétés se sont engagées dans le développement durable, ont des cahiers des charges drastiques, une qualité de construction que le privé ne suit pas, obnubilé par le souci de gagner de l’argent à tout prix.
Les Habitations à Loyers Modérés seraient en sus porteuses de tous les maux fiscaux ... Outre de saturer Saint André de classes modestes qui coûtent beaucoup et dépensent peu, elles ne rapporteraient pas un euro à la commune puisque non assujetties à la Taxe Locale d'Equipement (TLE).
Là encore, nos donneurs de leçon devraient suivre des cours accélérés défiscalisés auprès d’étudiants de 1ere année de droit avant de se présenter devant nos concitoyens.
Plusieurs catégories d'opérations sont, de plein droit, exclues du champ d'application de la TLE ce qui est le cas des constructions édifiées dans les zones d'aménagement concerté (ZAC), lorsque le coût des équipements (équipements publics, aires de jeux et espaces récréatifs, aires de stationnement, a été mis à la charge des constructeurs.
Dans le cadre d'un projet de ZAC, et dans toutes les communes de France, ce sont tous les constructeurs qui sont exonérés de TLE.
Dans chaque dossier la Mairie reste le maître d’œuvre et a imposé une mixité sociale et une mixité des constructions dans l’optique du développement durable et du respect des espaces naturels : optimisation de l’occupation d’un espace et des équipements, priorité aux habitants et non aux déplacements motorisés, développement du lien social en soignant les équipements collectifs et les services de proximité mis à disposition.
Il y a donc organisation et gestion responsables de la part de l’équipe élue légitimement, rappelons le à certains qui oublient toujours de dire qu’ils ont réuni après leur campagne acharnée deux fois moins de voix.
Les dépenses annoncées par ces mêmes personnes sur les grands projets de la mandature sont au mieux fantaisistes, au pire criminelles. Elles n’ont pas lu les documents remis avant les derniers conseils municipaux qui présentent les budgets consacrés au 5eme groupe scolaire et à la plaine des sports, et ils ont voté. Ces documents sont publics.
La plaisanterie se poursuit avec le plan de circulation. Ils ont participé à l’audit et assisté à la présentation des résultats et leur commentaire par le cabinet qui a réalisé l’étude. Le choix entériné par tous les présents confirme la restitution de l’espace urbain aux piétons, aux enfants et ils l’ont approuvé.
Ils ont en main toutes les données, les étapes retenues en fonction de l’avancement des travaux programmés sur Saint André. Ont-ils, encore une fois, écouté et lu ?
Il y a suffisamment de places de stationnement dans la commune, sauf que ces places ne sont pas devant chaque commerce, chaque banque, il faut parfois faire quelques mètres à pied. Il faut aussi du civisme de la part de tous et ceux qui devraient être exemplaires sont parfois les premiers à pratiquer le stationnement sauvage devant chez eux ou ailleurs. Comment le citoyen ordinaire ne serait-il pas contaminé par un tel laxisme ?
Alors réprimer, avec une brigade de police communale. C’est moderne la répression, inutile de parler de prévention, d’éducation, de formation, de dialogue. La modernité c’est le refus de la discussion et c’est de frapper et punir. La majorité municipale ne fait pas ce choix, elle croit encore que l’homme est perfectible et qu’il comprend quand il a les explications. Certes, il faut répéter plusieurs fois pour quelques-uns, mais pour ceux-là doit-on sanctionner tous les autres ? Nous, à la majorité municipale, ne sommes pas pour la culpabilité collective a priori; un citoyen, c’est une conscience, et un exemple pour les autres. Il y a encore du travail.
Pour le dynamisme économique, la gestion des dossiers a été déléguée à l’échelon pertinent qu’est la Communauté de communes. Un chef lieu de canton, aussi attentif soit-il aux activités qui s’y développent ne peut qu’accompagner les demandes en fonction de ses projets et de l’avis recueilli auprès de ses habitants sur des implantations porteuses parfois de nuisances. La démocratie respecte la totale liberté des entreprises quand ces dernières respectent les hommes.
Il est au final, tout à fait légitime de se poser la question titre de cette intervention. Quelle que soit la réponse, elle est inquiétante pour l’avenir de notre commune et son développement.
Transports et évolution du territoire
Avril 2009 Par Christophe Pilard, conseiller municipal Vert
Et c’est reparti pour un tour… entrez entrez m’sieurs dames, entrez petits enfants, tournez tournez et tournez encore et n’oubliez pas d’attraper la queue du mickey…
Si les propositions de Bernard Bournazeau ou de Philippe Plisson peuvent mériter la discussion car elles prennent en compte la réalité du terrain, les délires goudronnés de M.A Paris et A Montangon ont de quoi surprendre.
Car enfin, ni la raréfaction du pétrole à bon marché, ni les réflexions sur les nouveaux équilibres commerciaux ou les nécessaires remises en question de l’aménagement du territoire qui en découlent, ne semblent avoir de prise sur les survivants des trente glorieuses.
Au regard des données précitées, on peut penser que l’évolution de nos territoires se fera sur un autre mode que celui, unique et destructeur, du développement ad vitam aeternam des transports terrestres.
S’il convient évidemment de permettre aux habitants de Hte Gironde de circuler librement et d’aller vers la capitale régionale facilement, il est tout aussi impératif de préparer la baisse inexorable des transports personnels subis, en stoppant les constructions routières lourdes, qui ne feraient qu’appeler de nouveaux trafics.
Les arcs est et ouest fantasmés par nos deux protagonistes nous rappellent par trop la configuration de l’ile de France. Est-ce ce que les Girondins veulent pour leur région ?
L’emploi a bon dos, et la crise aussi, qui permet tous les abus. Sans doute Mme Paris et Mr Montangon applaudissent-ils au projet de terminal méthanier du Verdon, que les promeneurs, isolés sur leur gigantesque pont inutile, contempleront lors de la ballade dominicale sur une infrastructure vide…
Non, l’évolution de notre territoire, comme les autres, passera par la relocalisation d’activités modestes et proches des citoyens, par la revitalisation d’une agriculture de qualité et de proximité, par le maillage du territoire grâce à des micro- ZAC, où les habitants de Haute Gironde trouveront à satisfaire l’essentiel de leurs besoins quotidiens.
C’est de décroissance soutenable dont il s’agit ici, pour une vie harmonieuse en Haute Gironde, et ailleurs.
La suppression de la taxe professionnelle
Un coup terrible porté à la démocratie, aux services publics locaux et au pouvoir d'achat des ménages
En annonçant la suppression de la taxe professionnelle dès 2010, le Président de la République a répondu ainsi à la demande pressante du MEDEF et prive les collectivités locales de près de la moitié de leurs recettes fiscales.
Il exonère l’entreprise de toute responsabilité en terme de développement des territoires.
Il faut rappeler que la Taxe Professionnelle n’est pas le produit des actionnaires mais le fruit des richesses créées par le travail des salariés.
Contrairement aux 8 milliards d’euros que le Président de la République a annoncé, elle représente encore 28 milliards d’euros.
En ce qui concerne notre canton, la taxe professionnelle perçue par la CDC, dont c’est la principale ressource, s’élève à 2,90 M€ dont 1,67 M€ sont reversés aux 10 communes, ce qui représente 951 000 € pour St-ANDRE-de-CUBZAC permettant de rembourser amplement l’annuité de la dette de l’ordre de 880 000 € pour 2008
A cette recette, il faut ajouter au budget communal 166 000€ au titre du Fond Départemental de La Taxe Professionnelle et 30.000 € de compensation de T.P par l’Etat soit au total 1,150 M€.
Comment notre collectivité percevra-elle l’équivalent de cette recette pour satisfaire les besoins élémentaires de nos concitoyens ?
Le Chef de l’Etat n’apporte aucune réponse.
Il apparaît que les ménages seront plus fortement sollicités ou bien les collectivités locales devront réduire leurs actions pour faire place au secteur privé dont le seul objectif est de faire des bénéfices et d’enrichir les actionnaires.
Les élus communistes et républicains réaffirment l’exigence que les entreprises contribuent à la dépense publique locale dont elles sont bénéficiaires.
Une proposition de loi portée par les parlementaires communistes et républicains propose d’intégrer , dans les bases de la taxe professionnelle, les actifs financiers des entreprises car la financiarisation est un frein au développement de l’emploi et des activités productives
C’est bien dans la sphère de la production que la crise a formé sa puissance dévastatrice avec le partage sans cesse plus inégal des valeurs ajoutées entre le capital et le travail. C’est bien à cela qu’il faut s’attaquer.
L’introduction d’une dotation de 0,5% des actifs financiers apporterait 22 milliards d’euros soit 400 euros par habitant. Cette taxe permettrait d’alimenter un fond national de péréquation dont le taux pourrait être fixé par le Parlement.
Un tel impôt permettrait tout à la fois d’assurer des recettes aux collectivités locales mais dans le même temps de jouer un rôle incitatif pour l’emploi et le développement solidaire des territoires.
En décidant de supprimer la taxe professionnelle, le Chef de l’Etat transfère sur les ménages toute la charge sans tenir compte de leur capacité contributive, aggravant toujours plus les inégalités et dégageant l’entreprise de toute contribution à son environnement dont elle profite.
Tout comme la réforme annoncée des collectivités locales, la suppression de la taxe professionnelle est un coup terrible porté à la démocratie, à la libre administration des collectivités locales et aux services publics locaux.
Grand contournement : La majorité y est toujours opposée !
Vive la crise et le retour du Grand Contournement de Bordeaux.
Au centre du plan de relance du Medef bordelais : le Grand Contournement Autoroutier de Bordeaux par l’ouest.
« La relance économique de la Gironde dépendra des infrastructures de transports », il faut construire une nouvelle autoroute et la machine repartira…
Face à tant de foi et de ferveur, on se sentirait presque coupable de ne pas laisser passer une autoroute sur notre village pour résoudre la crise économique.
Depuis les années 90, ce dossier sort régulièrement du congélateur pour réapparaître et s’avérer de plus en plus anachronique. Et pendant ce temps, aucune étude ni aucun projet alternatif !
Aujourd’hui, crise ou pas crise, l’impératif de protéger notre environnement est crucial. Les désordres climatiques, géologiques et de la biosphère sont une plus grande menace que les faillites bancaires. D’autant que demain, le coût de la dégradation écologique risque d’être largement plus important que les placements toxiques.
Aujourd’hui, les projets d’infrastructures doivent répondre à la nécessité d’une réduction de 30% des émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030.
Aujourd’hui, l’augmentation des surfaces « artificialisées » en zone rurale (c'est-à-dire couvertes de routes, de parkings, ou de décharges) a déjà provoqué des atteintes irréversibles à l’environnement.
Nous avons bâti un Plan Local d’Urbanisme qui prévoit de densifier l’urbanisation pour préserver nos zones boisées ou vertes, et les terres agricoles, il n’est pas question d’accepter une infrastructure de cet ordre sur notre commune.
La majorité municipale s’est clairement exprimée sur la question et n’a pas changé d’avis.
Nous demandons à ce que les 1,5 ou 2 milliards que coûterait un Grand Contournement soient plutôt investis dans le rail, et dans d’autres moyens de circulation respectueux de l’environnement.
Question : Le MEDEF et les entreprises qu’il représente sont-ils prêts à financer ces infrastructures ?
La majorité municipale
Vous avez dit "pensée unique" ?? par C. Pilard du 03.12.2008
Christophe Pilard
Christophe Pilard, conseiller municipal vert, appartenant à la liste Saint-André Avance
Il m'arrive quelquefois d'être interpellé sur la pluralité officielle de la liste majoritaire « St André Avance », et sur l'impression première d'unicité de la pensée et de l'action qui s'en
dégage.
Je souhaite ici tenter de démontrer le contraire.
Il se trouve que sur tous les sujets concernant la vie de la commune, la majorité municipale se réunit très régulièrement afin d'aborder les thèmes de discussion et d'action communale.
Etant tous réunis sous une appartenance de gauche, nous avons de fait un tronc commun de réflexions important, et tombons donc assez facilement et souvent d'accord. Il peut toutefois arriver que
certains sujets soient l'objet de discussions vives, voire de désaccords.
C'est alors bien évidemment la voix majoritaire qui l'emporte, comme dans toute instance démocratique. Cela n'empêche nullement les différences de s'exprimer, que ce soit au niveau communal,
intercommunal, ou à l'échelle du Pays de Haute Gironde où nous pouvons être amenés à siéger.
Je prendrai pour illustrer mon propos deux exemples très précis et très clairs : les illuminations de fin d'année, et la ZAC d'Aquitaine.
Le sujet des illuminations de fin d'année peut paraître léger, il n'empêche qu'en ces temps de recherches d'économie, mais également d'actions en direction d'un développement durable de notre
territoire, il a fait l'objet de discussions.
En effet, dans le droit fil du concours des villes et villages fleuris (pour lequel notre commune a été justement récompensée cette année), d'aucuns avaient pensé étendre le concours aux plus belles
illuminations des habitations particulières.
Si le côté sympathique d'une telle récompense n'est pas à remettre en cause, quelques voix se sont élevées pour émettre des réserves, voire justifier une franche hostilité au projet.
En effet, la commune apporte une attention de plus en plus grande aux économies d'énergie, tant par souci financier que par préoccupation écologique. Ainsi, nous recherchons à éclairer la ville
seulement aux endroits et aux heures nécessaires ; nous remplaçons les ampoules usées par des ampoules basse consommation...
Au moment où ces actions se mettent en place, il semblait assez incohérent de proposer un concours aux habitants de St André, les incitant à éclairer au maximum leurs habitations...
La commission vie associative a tranché dans le bon sens, stoppant le projet d'un concours de débauche énergétique.
La ville sera tout de même illuminée pour les fêtes, avec justesse et économie, ce qui n'empêchera personne d'avoir le cœur en joie...
À l'égard de la ZAC d'Aquitaine, le problème est plus complexe. Depuis les prémices de ce dossier, j'ai émis de profondes réserves sur le projet, m'abstenant lors de tous les votes le concernant,
tant au niveau de la commune que du conseil communautaire. Etant donné le nombre d'emplois possibles, il m'apparaît inconvenant de voter contre ; mais l'abstention m'a permis d'expliquer mes
réserves.
En tant qu'élu écologiste, je privilégie l'implantation de micros ZAC partout sur le territoire, plutôt qu'un pôle gigantesque en un seul lieu. De plus, je trouve le projet surdimensionné au regard
des flux prévisibles de véhicules qu'il lui faudra capter, eux aussi surévalués.
Ce projet, et plus particulièrement le Village de Marques, ne me paraît pas en adéquation avec notre population, et pourra même susciter des frustrations sociales dont les effets à long terme sont
imprévisibles.
Au regard du nombre de visiteurs attendus, le village engendrera un flux de 3000 véhicules/jour sur le site, bonjour la pollution !...
Même si des efforts importants sont faits pour le traitement environnemental de la zone, c'est tout de même une grande zone boisée qui a disparu. Une zone en friche, certes, mais, pour moi, c'est
comme si on remplaçait les gigantesques réserves naturelles du Kenya par un zoo géant ! Ce n'est quand même pas la même chose...
Enfin, partisan d'une décroissance soutenable de nos modes de vie, j'ai du mal à accepter l'idée d'un projet axé sur la consommation effrénée de riches touristes en transit dans notre région.
Les écologistes prônent un développement modeste, proche des gens, et ne copiant pas à la campagne le mode de vie des grandes villes.
On voit d'ailleurs aujourd'hui que l'ampleur de ce projet, qui mobilise entièrement les énergies, bloque toutes les autres actions intercommunales, du fait du retard de sa mise en place, car elles
sont financièrement liées au Village de Marques.
Le développement de petits projets de proximité, plus faciles et plus rapides à réaliser, nous aurait sans doute fait avancer d'une toute autre manière...
La gauche municipale est multiple, elle avance par l'échange et le respect démocratique, loin de la pensée unique dont on voudrait parfois nous affubler.
La gauche change, elle avance, St-André aussi...
