Octobre 2011 : Espaces verts

Bientôt, des espaces de respiration

dans la commune

La Mairie de Saint André de Cubzac a décidé d’impulser une stratégie pérenne et ambitieuse d’aménagement des espaces verts. Pour le Maire, Laurent Ricci, il s’agit « de créer des espaces de respiration dans la commune ».

Pour ce faire, la municipalité s’est rapprochée du Conseil d’Architecture, d’Urbanisme et d’Environnement de la Gironde afin d’obtenir les conseils d’un paysagiste. « Notre travail portera notamment sur les entrées de ville et sur certains sites de la commune, comme le Parc Robillard ».

L’équipe des espaces verts a été restructurée dans ce sens : Vincent Serriat a été recruté en contractuel, Kévin Larme en CUI d’un an et Jesse Daunis en contrat d’apprentissage, poursuivant la politique de la commune en matière de formation des jeunes.

Ce virage voulu par le Maire implique également la prise en compte accrue d’aspects de développement durable. Désormais, l’arrosage des jardinières s’effectue grâce à l’eau du bassin de récupération de la Plaine des Sports du Bouilh. Un broyeur à bois permet d’obtenir du compost à partir de branches. Enfin, en lien avec le SMICVAL, des formations de maitres-composteurs seront organisées à destination de certains agents du service Espaces Verts.

16 décembre 2010 : Illuminations de Noël : éphémères mais durables ?

Cette année, un soin particulier a été apporté aux traditionnelles illuminations de Noël installées par la commune. Deux conseillères municipales, Pascale Aymat et Hélène Richet, se sont chargées de ces installations éphémères, qui se devaient pourtant d’être « durables ».

Comment-ont-elles assumé cette apparente contradiction ?

S2A les a interrogées.

S2A : A un moment où l’on ne parle que de restrictions budgétaires et d’économies d’énergie, n’est-il pas un peu indécent de vouloir malgré tout décorer la commune pour Noël ?

Mais pas du tout… Ces décorations sont importantes pour nos concitoyens. L’été, pour rendre la commune agréable, nous plantons des fleurs… L’hiver, les fleurs ,c’est plus compliqué…Alors que tout est sombre et triste, il est de tradition de parer la ville d'un peu de lumière.

C’est aussi le dynamisme commercial d’un centre ville qui est valorisé à travers ces illuminations.

Cette période festive de fin d’année fait la joie des enfants et de leurs familles : la magie et surtout l’esprit de Noël ne peuvent pas être sacrifiés.

La commission avait bien envisagé de supprimer les décorations électriques, pour satisfaire les prescriptions écologiques, mais cette idée a été rejetée par la plupart de ceux à qui nous l’avions soumise.

S2A : Pourquoi avoir voulu changer l’existant ? Et quels sont les critères qui vous ont guidées pour ces nouvelles décorations ?

Les décorations de Noël sont louées pour 3 ans, selon un système similaire au « leasing » pour une voiture, ce qui permet aux communes d’en changer plus régulièrement.

Le contrat de location arrivant à terme, nous avons réuni la commission vie-citoyenne et nous sommes vite tombés d’accord :

      = pas de « bling bling », mais des décorations modernes, sobres.

      = et deux contraintes à respecter :

  • Limiter la consommation d’énergie en mettant des décorations non lumineuses, des illuminations à LEDS à la place des lampes traditionnelles, et en quantité raisonnable. Nous avons aussi souhaité diminuer la période de 6 à 4 semaines.
  • Limiter la dépense en nous fixant un budget de 13500€ (fourniture et pose). C'est très en dessous de la moyenne en Aquitaine qui est d’environ 1,80€ par habitant sans la pose…

Nous voulions que notre commune marque la période des fêtes de fin d'année, mais sans être ostentatoire. C'est Noël, mais c'est aussi une période de crise économique et la collectivité doit en tenir compte.

S2A : Etes-vous satisfaites du résultat ? Pensez-vous améliorer et continuer l’an prochain ?

Bien entendu, ce n’est jamais parfait !!! Trop pour certains, pas assez pour d’autres… Mais le rendu est exactement celui que nous attendions.

Etant donné que c’est un contrat de location pour 3 ans, seule la couleur des décorations non lumineuses changera : cette année les boules sont dorées et pour l’année prochaine la nouvelle couleur est déjà réservée.

Diminuer les frais de pose (8 000 euros actuellement) nous permettrait aussi d’ajouter quelques décorations, visibles en journée, dont profiteraient davantage les passants.

Nous souhaitons inciter les habitants, et surtout les commerçants, à mettre en place des décorations non consommatrices en énergie. Nous réfléchissons à la mise en place d’un concours de la meilleure décoration de commerce sans consommation d’énergie.

Parce que chaque geste compte et que la lutte contre l’augmentation de la consommation d’énergie est l’affaire de tous…

7 octobre 2010 : Vers un label biosphère de l'Unesco pour le bassin de la Dordogne


Lors du Conseil municipal du 12 juillet 2010, les élus se sont prononcés favorablement pour un classement du Bassin de la Dordogne par l’UNESCO au titre de «réserve mondiale de Biosphère».

Ils soutenaient ainsi la démarche engagée par EPIDOR, porteur du projet.

Pour en savoir plus, S2A a rencontré Christophe Pilard, élu vert de la Majorité municipale, qui présentait cette délibération à ses collègues.


S2A-Que signifie ce « label biosphère » ?

C.P : Un environnement aussi exceptionnel que les rives de la Dordogne mérite que l’on en prenne soin. Au regard de sa richesse et de sa diversité biologique, au regard également de sa fragilité, si souvent mise à mal par les activités humaines. La diversité de la biosphère, c'est-à-dire de l’environnement immédiat de l’homme y compris celui-ci, est capitale à sauvegarder pour l’avenir de l’équilibre naturel.

Qualifier une zone avec ce label la met en exergue et nous donne une sorte de « cahier des charges », tout comme un label d’appellation d’origine contrôlée nous fait appréhender un produit alimentaire en confiance et avec des gages de qualité.

S2A-Qu’est-ce que ce Label UNESCO apporterait à notre commune ?

C.P : Saint-André a la chance rare d’être à la fois concernée par l’identité estuarienne (le lit de l’estuaire est classé zone natura 2000), milieu exceptionnel et fragile dont nous sommes à la frontière, et par les rives de la Dordogne qui constituent une part non négligeable de notre territoire communal et donc de notre identité géographique. Être partie prenante d’un bassin labellisé UNESCO constitue une valorisation importante pour notre territoire.

S2A-Qu’est-ce que ça implique pour la population et les communes ? N’y aura-t-il pas des contraintes (ou des choses vécues comme des contraintes)

C.P : Ce label n’empêche nullement les activités humaines de se développer. Il les oriente cependant vers une recherche qualitative, durable et respectueuse de l’environnement dans la mise en œuvre de ce développement.

Ainsi, le tourisme fluvial en mode doux, le développement de zones agricoles respectueuses de la nature seront-ils préférés à d’autres types d’aménagement.

Pour les habitants de la commune, se réapproprier un fleuve auquel on a longtemps tourné le dos en étant heureux de ce statut nouveau, reconnu par le label, est une chance et une occasion de plus d’apprécier notre territoire.

Juin 2010 : Aidons les jeunes paysans à s’installer près de chez nous.

Participez à l’achat de 5 ha de terres agricoles sur la commune de Maransin (Canton de Guîtres) pour installer une jeune maraîchère Bio !

Amandine Korsoun, jeune maraîchère qui travaille avec l’AMAP* de Saint-André-de-Cubzac cherche à développer son exploitation pour satisfaire la demande des consommateurs de plus en plus nombreux à vouloir manger  « sain » et « local ».

Elle a enfin trouvé une parcelle de 5 ha cultivable en bio qui conviendrait parfaitement à son projet (voir pdf ci-dessous).

Amandine ne peut pas emprunter. L’installation d’une exploitation durable en bio revient déjà très cher, elle ne pourrait pas supporter le coût d’un crédit bancaire.

La solution, c’est la solidarité et la coopération.

Aujourd’hui, l’AMAP et Amandine font appel aux citoyens qui souhaitent soutenir une paysannerie respectueuse de l’environnement.

 

Comment faire ?

En devenant sociétaire de la S.C.I « Terres de la Fayolle ». La Société Civile Immobilière est le moyen juridique et financier qui permet l’achat collectif de terres.

Une part vaut 100€.

Parcourez l'étude de ce projet des Terres de Fayolle
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Pour participer à l’installation d’Amandine en devenant « porteur de part » contactez :

Collectif CATA33 àSite : www.collectif.terres.free.fr

L’AMAP de Saint-André-de Cubzac

Nicole Cecchin (cecchin.fouchier@free.fr) ou Véronique Savoie (les4savoie@orange.fr)

 

*AMAP : Association pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne

Mars 2010 : Arboretum de Robillard

 

La municipalité, avec le concours des écoles, met en place un arboretum au parc Robillard. Les premières visites des écoles ont commencé. S2A a rencontré Christophe Pilard, conseiller municipal à l'environnement durable et aux espaces verts, porteur du projet.

 

Véronique Lambert, directrice de l'école maternelle Cabannes, une des écoles participantes, nous explique aussi l'intérêt pédagogique du projet.

S2A - Christophe Pilard, comment l'idée a-t-elle germé ?
Elle était dans ma tête depuis un bon moment et a rencontré un écho lors de la première réunion du service espaces verts après les dernières municipales.
Olivier Lafforgue avait la même et la nouvelle organisation du service lui a permis d'en parler.
A plus long terme, je pense également à un parcours pédagogique le long de la Dordogne. Ce sera une proposition à faire dans le cadre de la CDC et de son SCOT.

S2A - Pourquoi travailler avec les enfants ?
Parce que tout ce qui touche à l'environnement ne peut se construire que dans la durée et qu'il convient donc que les jeunes générations s'emparent progressivement de la problématique.
J'ose espérer que, devenus des adultes, ces enfants montrent l'arbre planté par leur classe à leurs enfants, et que ceux-ci en riront tellement la chose sera devenue habituelle !

S2A- Quel sera le déroulement dans le temps ?
Deux réunions ont déjà eu lieu avec les écoles qui ont répondu à notre offre (P Dufour, R Chapel et Dr Cabanes).Nous leur avons exposé la démarche, recueilli leurs remarques, et si tout va bien, tout commence mardi 23 mars prochain par une semaine de visites du site par les classes (14) concernées.
En collaboration avec le jardin botanique de Bordeaux (pour l'aspect technique et le choix des essences), les enfants planteront leurs arbres en avril/mai, avec l'aide de l'équipe espaces verts.
Le tout s'est mis en place avec le soutien des services techniques et donc de Patrice Gallier et Hervé Gagner.
Nous espérons que les écoles pourront intégrer dans leur budget une excursion au jardin botanique.
L'opération sera renouvelée sur plusieurs années avec un suivi de chaque arbre planté par les classes.

S2A-Véronique Lambert, votre école a répondu favorablement à la proposition de Christophe Pilard et des services espaces verts de la commune. Je suppose que vous y avez vu un intérêt pédagogique. Pouvez-vous nous en parler ?
C'est l'intérêt de parler de la croissance des végétaux, de la relier à celle des êtres humains, de parler des différents âges de la vie, de la notion de germination (une plante produit un fruit, qui produit une graine, qui produit, à son tour une plante...notion de cycle de vie, d'évolution dans le temps : tous ces thèmes ont traits au domaine "Sciences et vie de la Terre", dans les programmes scolaires de l'école Primaire.)

Planter un arbre en petite section et suivre sa croissance au fil de la scolarité d'un élève sur les écoles de la Commune donne une notion de continuité dans les apprentissages pour nos élèves et, par ce biais, ancre les apprentissages scolaires dans le réel de la vie quotidienne des enfants.
2-Quelle sera la participation des enfants de maternelle dans la mise en place de cet arboretum ?
Chaque école participera en avril à la plantation d'un arbre au parc Robillard, au cours d'une autre visite.
3-Les écoles ont peu de moyens propres. Comment espérez-vous financer une excursion au jardin botanique ?
Nous pouvons prendre sur les crédits municipaux alloués aux transports et nous pouvons aussi financer avec la coopérative scolaire (cotisations des familles, kermesses de l'école, vente de photos scolaires).

Octobre 2009 : Eclairage public : vers des économies d’énergie

L’éclairage public génère une dépense d’électricité importante. Il existe en effet 1100 points lumineux sur le territoire de notre commune, et leur consommation  constitue 40% de ses dépenses en électricité. Soucieux de préserver notre environnement et d’économiser les deniers publics, les élus tentent donc de réduire ce coût  en utilisant les nouvelles technologies.

C’est ainsi que chaque lampe remplacée aujourd’hui possède un dispositif de réduction de puissance pour diminuer la consommation d’électricité durant la nuit.

Et plusieurs horloges socio-astronomiques – qui commandent les lampes selon l’horloge solaire- viennent d’être installées en de nombreux points de la Commune.

Alain Michaux espère que ces nouvelles technologies permettront, à terme, d’économiser 10% d’électricité. D’autres mesures sont à l’étude.

A propos des espaces verts de St André

Par Christophe Pilard, conseiller municipal délégué à l’environnement

La commune de St André de Cubzac vient de recevoir le 1er prix des villes et villages fleuris dans sa catégorie, et ce pour la deuxième année consécutive. Nous nous réjouissons tous de ce résultat, car il témoigne de l’effort permanent d’embellissement qui est fait ici. Au passage, il convient de remercier les agents du service espaces verts qui font un travail remarquable. Merci à Olivier Lafforgue et son équipe.

Mais la gestion des espaces verts ne se borne pas au fleurissement, et beaucoup de points de ce travail restent obscurs, car ils s’inscrivent dans un temps plus long que les fleurs d’un été.

Comme tout ce qui touche à la gestion de la nature, les espaces verts demandent une action longue et réfléchie, ainsi que des projets à long terme.

Ainsi, après en avoir discuté avec les agents du service, nous avons mis en place deux axes de travail : le premier étant technique, et le second plus axé sur les projets à long terme ;

Nous avons laissé aux agents le temps de réfléchir, car les changements souhaités seront le fruit d’un véritable travail d’équipe, un travail où les techniciens ont toute leur place.

Au niveau technique, deux secteurs sont inventoriés afin d’y apporter des améliorations qui aillent dans un sens plus écologique : un plan de désherbage et une gestion différenciée des espaces.

Le plan de désherbage sera décliné en 5 points spécifiques :

   -Inventaire des pratiques

   -Objectifs d’entretien

   - Emploi de désherbant raisonné

   - Classement des zones à risques

   - Suivi des nouvelles pratiques.

La gestion différenciée des espaces verts permettra d’adapter l’entretien à chaque site afin de favoriser la diversité tout en étant économe.

Elle passe par la formation des jardiniers, la rationalisation des moyens, et, bien sûr, les économies d’eau.

Ainsi, il conviendra de ne pas confondre un espace apparemment négligé avec ce qui sera en fait le résultat d’une gestion rationnelle des espaces. La nature a besoin de temps.

 

 

Au niveau des projets, deux axes ont été décidés, toujours en concertation étroite avec le service.

Le premier concerne le fleurissement de cette année, avec des extensions vers des projets plus lointains (car nécessitant des fonds plus importants) : vous en verrez le résultat en début d’été et je ne doute pas de la qualité de celui-ci.

Le deuxième est un projet d’arboretum dans le parc du château Robillard, en lien avec les élèves des classes primaires de St André. Un arboretum d’essences locales, planté par les jeunes pour les générations futures : du jardinage durable en quelque sorte.

Un courrier a été envoyé aux directeurs des trois écoles primaires, publiques et privée, afin de les inviter à participer à ce projet.

 

Notre environnement se construit au fil du temps, avec méthode et détermination, pour le « bien vivre » de tous.

Mars 2009 : Pourquoi pas le bio dès demain dans les cantines de nos enfants ?

                                                               Par Célia Monseigne et Christophe Pilard

Récemment, une série de manifestations initiées par les Verts de Haute Gironde, ATTAC, et l’AMAP ont sensibilisé  de nombreux Cubzaguais aux problèmes de santé liés à notre alimentation ou à notre environnement. Il s’agissait du film « Nos enfants nous accuseront », et de la conférence du professeur Belpomme, cancérologue et Président de l’ARTAC.

Il est vrai que l’on  ressort de ces 2 soirées très inquiets pour l’avenir de nos enfants, et avec l’envie immédiate de faire quelque chose pour que ça change !

Au cours du débat qui a suivi le film -qui prenait en exemple une cantine d’un village du Sud-est de la France, qui se mettait au bio, avec tout autour un travail d’éducation, tant des enfants que des élus ou des parents-la question de la faisabilité d’une cantine bio à Saint-André a été posée. Plus récemment encore, lors du dernier conseil municipal du 2 mars, une conseillère municipale d’opposition a reposé la question.Ce sujet ne faisant pas partie de l’ordre du jour déjà très chargé, il n’y a eu qu’un embryon de réponse.

S2A est allée se renseigner auprès de 2 personnes particulièrement concernées par ce sujet : Célia Monseigne, adjointe à l’Education, et Christophe Pilard, conseiller municipal Vert.

Vous trouverez ici les réponses claires aux questions que peuvent se poser tous les citoyens sensibilisés aux questions environnementales et de santé.

S2A : Lors du Conseil Municipal, vous n’avez pas pu répondre à la question posée par une de vos collègues, qu’auriez-vous eu à dire ?

D’abord, nous nous sommes interrogés sur la faisabilité il y a deux ans, quand nous avons commencé à modifier notre mode de gestion de la restauration scolaire.

 Quand on commence à « mettre les mains dans la farine bio », on se rend compte qu’il faut prendre la question par en haut. D’abord s’entendre sur le terme « restauration bio ».

 

S2A : Qu’est-ce qu’une alimentation biologique ?

L’alimentation biologique se définit par rapport à une production biologique et une agriculture écologique. C'est-à-dire une production agricole qui respecte l’environnement et la santé.

Une production alimentaire biologique répond à plusieurs critères :

Elle est sociale : favorisant la création d’emplois et la solidarité entre acteurs (producteur/consommateur)

Elle est écologique : préservation des milieux naturels, de l’eau, du bien-être animal ; pas d’OGM, distribution en circuits courts.

Elle est nutritionnelle : la qualité nutritionnelle du bio est reconnue. Les aliments biologiques font l’objet d’une certification.

 

S2A : Qu’est-ce qu’une restauration collective biologique ?

C’est la fabrication de repas à partir de produits issus de l’agriculture biologique, un approvisionnement de proximité, des produits de saison frais et peu transformés, peu d’emballages, le choix de variétés locales pour aider à la biodiversité, des menus équilibrés.

S2A : Est-ce que les cantines bio, c’est possible ?

Oui c’est possible, puisque certaines communes l’ont fait en Bretagne, en Poitou-Charentes, en Picardie ou en Provence-Côtes d’Azur.

Il y a encore peu de cantines qui fournissent des repas bio, car pour le faire, il faut que certaines conditions soient réunies.

 1)   Qu’il y ait des producteurs locaux agréés et que la filière soit structurée pour pouvoir livrer quotidiennement les produits en quantité suffisante.

 2)   Que soit créé un groupe de travail avec les producteurs locaux, les cuisiniers, les élus et le responsable des services financiers de la commune pour établir les besoins et les moyens de la commune.

 3)   Que la commune ait mis en place une procédure de marché par lots.

 4)   Que la commune dispose d’un poste de fonctionnaire qui aura la charge de la constitution et du suivi des marchés, des achats, du suivi des relations avec les producteurs et les acteurs de la filière (conseil régional en particulier).

 5)   Que les cuisiniers et la gestionnaire du service de restauration aient suivi une formation pour apprendre les techniques de préparation, de cuisson et d’accommodement des produits biologiques. Car ce sont des produits qui nécessitent un traitement particulier pour garder leur valeur nutritive et gustative

 

Faire une cantine bio ne se décrète pas. C’est quelque chose qui se construit avec les producteurs, les collectivités partenaires, des associations comme le CIVAM  ou les AMAP qui font la promotion de l’agriculture biologique.

S2A : Est-ce que la commune de Saint-André pourrait mettre ses restaurants scolaires en bio ?

Aujourd’hui, dans la définition stricte de la restauration bio, non !

Pour l’instant, les conditions de faisabilité ne sont pas réunies.

En Aquitaine, la filière n’est pas structurée. Il y a beaucoup de petits producteurs sur des petites exploitations. Isolés et mal organisés, les producteurs ne peuvent pas assurer la fourniture en quantité et en fréquence des produits nécessaires à la confection de plus de 800 repas par jour.

Pour exemple, les AMAP d’Aquitaine sont victimes de leur succès et ne parviennent pas à satisfaire toutes les demandes des particuliers.

 

La mise en œuvre nécessite de :

1) Développer et structurer la filière. C’est ce que s’emploie à faire le Conseil Régional d’Aquitaine en ce moment. En décembre 2008, Béatrice Gendreau, vice-présidente du Conseil régional d’Aquitaine chargée de l’agriculture et de l’agroalimentaire, a mis en place un Comité Régional Bio avec pour objectifs :

  • la structuration amont aval des filières,
  • l’appui direct aux producteurs (aide à la certification, aide à l’investissement, chèques conseil), 
  • l’animation de la filière en Aquitaine 
  • la formation, l’expérimentation, la consommation des produits bio (en particulier en restauration collective) et la promotion.

2) Ensuite, lorsque la filière sera structurée et capable de répondre aux besoins des collectivités, il faudra que la commune adapte son mode de gestion, à savoir mettre en place une politique d’achats des fournitures alimentaires par « marché en lots ». C’est un gros travail de rencontres avec les partenaires de la filière bio et une lourde procédure administrative. (Actuellement, la commune a délégué le marché des fournitures alimentaires à une société : Normapro. C’est la commune qui établit le cahier des charges, mais la mise en œuvre des marchés et des relations avec les producteurs est confiée à Normapro)

3) Enfin il faudra former le personnel de cuisine et adapter notre matériel de cuisine.

Je proposerai en commission municipale de créer un groupe de travail élargi chargé de l’étude et de la mise en œuvre du projet.

S2A : On a l’habitude de dire que le bio coûte plus cher, qu’en est-il ?

La restauration en bio génère un surcoût. D’abord le produit lui-même coûte plus cher.

On estime que l’assiette bio coûte 10 à 15% plus cher qu’une assiette non bio (autour de 20 centimes).

Ce n’est pas tant le surcoût des produits alimentaires qui augmentent le coût du repas, que la mise en œuvre du projet. Pour une commune c’est un effort d’investissement important : investissement en personnel, investissement en formation du personnel.

Mais c’est un choix politique. S’il n’y a pas de demandes, l’offre ne va pas se développer. Il faut que les collectivités affichent leurs intentions de s’engager dans des cantines bio pour participer au développement de la filière. Plus il y aura de collectivités demandeuses, plus il y aura de producteurs bio.

S2A : Est-ce qu’on ne peut pas commencer par introduire des aliments bio ?

C’est certainement un début de réponse et une solution transitoire, si nous voulons nous inscrire dans les prescriptions du Grenelles de l’environnement.

Dans le cadre du prochain marché, nous allons demander à notre intermédiaire de rechercher des produits bio dans certaines catégories d’aliments : produits laitiers, viande de bœuf ou pain, par exemple.

Est-ce qu’il faut introduire le bio en faisant un repas bio mensuel, ou en choisissant une catégorie d’aliments bio ?

Il semble que dans l’intérêt de la structuration de la filière, il vaille mieux choisir la 2ème formule.

 

S2A : Une Conclusion ?

Au travail !