Mesures de carte scolaire

Malgré les différentes actions menées par les parents et les enseignants, l’Inspecteur d’Académie a pris les décisions suivantes lors des CTSD et CDEN des 16 et 17 février :

- 19 fermetures de postes et 40 ouvertures.

Ce qui signifie 21 classes supplémentaires pour 1100 élèves de plus prévus à la rentrée 2012 !

A Saint-André de Cubzac :

   -2 fermetures de poste E (donc plus de RASED)

   -1 ouverture en maternelle (Cabanes)

   -1 ouverture en primaire (Dufour)

Plus que jamais, la mobilisation est nécessaire pour obtenir des conditions décentes de scolarisation de tous les élèves, et elle ne peut s’arrêter à l’annonce de ces propositions.

11 février 2012 : Défense du Service d’Education

Contre la déconstruction de l’école

et la suppression des RASED,

les parents manifestent

Ils ne se découragent pas, les parents d’élèves de Saint-André de Cubzac ! Les enseignants non plus, qui sont en grève ce lundi 15 février 2012. Juste avant la tenue de la réunion du Comité Technique départemental qui aura lieu cette semaine et déterminera le nombre de postes fermés, ils ont souhaité faire entendre leur voix, et associer les citoyens à leurs revendications, qui concernent bien l’avenir de tous nos enfants.

En juin, ils avaient déjà organisé la Nuit des Ecoles (voir plus bas sur notre site), et ce samedi matin, malgré le froid glacial, ils étaient devant la Mairie et sur le marché, revêtus de gilets jaune fluo, pour informer les citoyens de la déconstruction de notre service public éducation, et leur faire signer une pétition, ainsi qu’une lettre au Président de la République.

Contre la suppression des RASED

A la rentrée prochaine, sauf changement de dernière minute, il n’y aura plus de RASED

(réseau d’aide aux enfants en difficultés) sur notre canton. Il restera sans doute un psychologue pour 2000 élèves sur notre secteur, mais plus de rééducateurs…

Ce qui signifie que des enfants, qui, pour diverses raisons, ont besoin d’être pris en petits groupes, à un moment de la journée, par des enseignants spécialisés, pour remédier à leurs difficultés, ne pourront plus l’être, puisque ces postes (rééducateurs en psycho-pédagogie ou psycho-motricité) n’existeront plus, pour faire des économies. Ce qui signifie donc que l’enseignant, qui a déjà des effectifs importants, devra, pour consacrer plus de temps à ces enfants qui en ont besoin, délaisser la majorité des autres.

C’est en ce sens que tous les parents sont concernés !

Bien entendu, les parents d’enfants en difficulté qui ont les moyens financiers peuvent toujours aller consulter des professionnels libéraux !

Défenseur du Service Public en général, et du Service Public d’Education en particulier, notre association espère que ces manifestations seront entendues…   voir photos    voir presse

Ouverture d’un point relais du CDDP

Ouverture d’un point relais du CDDP de la Gironde à l’école Suzanne Lacore                       Janvier 2012

Le Centre départemental de documentation pédagogique a inauguré le mardi 24 janvier 2012 un point relais à l’Ecole Suzanne Lacore de Saint-André-de-Cubzac, en présence de Mme Demaret, IEN, de Mme Marie-christine CLEMENT-BONHOMME, directrice du CDDP, et de Célia Monseigne, le maire, qui a accepté de mettre à disposition un local dans l’école.

Chaque lundi, de 16h30 à 18h30, M. Viannais en assurera la permanence. Plus besoin d'aller affronter les embouteillages de l'agglomération pour se documenter pour son travail. Il suffit de se connecter au centre de Mérignac, passer sa commande et on la reçoit sur place le lundi. Une possibilité aussi de rencontrer les collègues des autres écoles du Cubzaguais du Blayais, du Libournais et aussi les enseignants des collèges et lycées.

Le CDDP s'adresse à tous les niveaux d'enseignement et concerne tous les enseignants.

 

Pour connaître les modalités de fonctionnement, cliquez ci-dessous.

CDDP 01.2012.pdf
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Des élèves en plus, mais une classe en moins

 

Lors du Conseil municipal de mardi 6 septembre, l’adjointe à l’Education, Célia Monseigne, a présenté le rapport de rentrée que vous pourrez lire ci-dessous.

Pas de surprise : malgré les effectifs en hausse annoncés, et qui ont été même dépassés, il n’y aura aucune réouverture de poste en primaire, et pas d’ouverture en maternelle.

Le démantèlement du service Public d’Education continue !

Rapport de Célia Monseigne

Effectifs des écoles maternelles et primaires publiques :

  • *Ecole Rosette Chappel : 185 élèves (30,9/ classe) (165 en 2010)
  • *Ecole Bertrand Cabanes : 177 élèves (29,5/classe) (173 en 2010)
  • *Ecole Pierre Dufour : 265 élèves (26,5/classe avec des CP à 27) + 12 élèves en CLIS (254 + 12 en 2010)
  • *Ecole Suzanne Lacore : 290 (24,2/classe) (294 en 2010)

Total 2011 : 929 élèves (898 en 2010)

Quelques remarques :

  • *A ce jour nous avons inscrit 16 enfants du voyage à l’école S. Lacore. Nous avons encore 4 enfants des familles du voyage sur liste d’attente. Des enfants nés en 2005, qui n’ont jamais été scolarisés et que nous ne savons pas orienter… Nous avons saisi l’Inspectrice de l’E.N., nous attendons ses recommandations.
  •  *Tous les enseignants ont été nommés, il y a un enseignant dans chaque classe.

4 nouveaux enseignants : M. Vasseur à l’école S. Lacore, Mme Hourcade, Mme Brien, et Mme Tomczak à l’école P. Dufour.

  • *Il faut remarquer des effectifs par classe très élevés en maternelle : 30 en moyenne. C’est le lot de la majorité des écoles maternelles en Gironde. L’Inspecteur d’Académie ayant « siphonné » les postes en maternelles pour moins toucher aux écoles élémentaires.
  •  *Contrairement aux accusations de M. Gracianette (Inspecteur Adjoint), la mairie n’avait pas communiqué de chiffres fantaisistes en début d’année 2011. Les chiffres constatés aujourd’hui sont exactement ceux annoncés pour les 2 écoles élémentaires et l’école Chappel. A Cabanes, nous avions annoncé 174, et nous sommes à 177 inscrits…Nous ne manquerons pas d’adresser un courrier à Monsieur l’Inspecteur d’Académie pour l’informer que c’est plutôt Cours de Luze que la fantaisie a élu domicile!

Effectifs écoles privées :

  • *Ecole maternelle Ste-Marie : 86 (28,7/classe)
  • *Ecole primaire Ste-Marie : 268 (26,8/classe)

Effectifs enseignement secondaire ( public et privé):

  • *Collège Ste-Marie : 585 élèves.
  • *Collège La Garosse : 804 élèves (SEGPA comprise). Malgré l’ouverture d’une classe de 6ème supplémentaire, les effectifs sont très chargés (30/classe).
  • *Lycée général : 453. La demande de création de 6ème seconde a été refusée . Les élèves de Salignac ont été orientés à Max Linder à Libourne (lycée de 1800 élèves)
  • *Lycée Professionnel : 458

Les parents d’élèves occupent l’école Pierre-Dufour

Lundi soir 4 juin, avait donc lieu « La nuit des écoles », avec pique-nique et camping dans la cour de l’école. Une centaine de parents et d’enfants y participaient, déterminés à poursuivre aussi l’occupation jusqu’à ce que l’inspection académique rétablisse la douzième classe.

FR3 avait envoyé une équipe, cette occupation n’étant pas une simple réaction locale, mais une illustration des luttes de parents, d’enseignants, d’élus, dans notre département (et même partout en France), où le démantèlement du Service Public d’Education continue de faire ses ravages !                     voir le reportage

Cette occupation avait été décidée lors du Conseil d'école extraordinaire du lundi 30 mai. Tous les membres, inquiets de la suppression d’une classe à la rentrée alors que les effectifs prévus ne justifient en rien cette fermeture, ont aussi rédigé une motion « plan de rattrapage pour la Gironde », que vous pourrez-lire in-extenso ci-dessous. Vous y trouverez le chiffre des effectifs pour 2011, ainsi que les prévisions de répartition des élèves dans les classes, selon qu’il y ait ou non la douzième classe. Rappelons aussi que le Conseil municipal du 11 avril avait voté à l’unanimité une motion contre la suppression de cette classe.

Compte rendu du conseil d'école
CR du Conseil d-Ecole extraordinaire du
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Motion du Conseil municipal
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Les représentants des parents, accompagnés par l’adjointe à l’Education Célia Monseigne, ont été reçus en audience à l’Académie le 8 juin. Ils ont fait valoir un niveau d’effectif qui ne justifie en rien la mesure de fermeture et ont demandé à ce que la situation de l’école Pierre Dufour soit réexaminée lors de la Commission Technique Paritaire Départementale du vendredi 10 juin. La décision définitive ( ?) sera donnée lors du CDEN du 14 juin. Les parents sont décidés à occuper l’école jusqu’aux vacances, voire à relancer des actions plus dures à la rentrée, si l’Inspection Académique s’obstinait !

19 mars 2011 : Journée nationale d'action

 

Le collectif "un Pays une Ecole un Avenir" appelle à une journée nationale d'action le 19 mars.

Si vous souhaitez comprendre les raisons qui poussent ce collectif - syndicats d'enseignants, parents, associations- à tenter de lutter contre le démantèlement de notre service public d'éducation, regardez ce diaporama, dont nous ignorons la provenance, mais qui résume parfaitement à nos yeux la situation !

l'école de demain
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27 janvier 2011 : Un SESSAD à Saint-André-de-Cubzac

Un Service d’Education et de Soins Spécialisés à Domicile vient de s’installer sur notre commune, au 4, rue La Fontaine. C’est l’ancien logement de fonction de l’école maternelle Cabanes, rénové par les services municipaux, qui a été et loué au SESSAD de Coutras, pour y créer une antenne. Elle a été inaugurée mercredi 26 janvier 2011. Cette structure publique permet la prise en charge éducative et thérapeutique d’enfants présentant des troubles du comportement, mais néanmoins scolarisés.

10 enfants (ou adolescents) de 4 à 18 ans, habitant dans un rayon d’une quinzaine de kms autour de Saint-André , pourront ainsi être accueillis par une équipe pluridisciplinaire : 2 éducatrices spécialisées, Marie-Line CAVADORE et Anne-Cécile ACHTERNOENE, qui seront là à pleins temps ; un psychomotricien, un orthophoniste, un psychologue et un psychiatre, qui interviendront aussi selon les besoins.

La direction est assurée par M. Gérard MICHELITZ, qui dirige aussi le SESSAD de Coutras, et les cadres administratifs travailleront aussi sur les 2 sites.

Le SESSAD est une réponse publique aux difficultés de certains enfants ou adolescents s'il permet leur maintien dans leur milieu scolaire, en les prenant en charge, individuellement ou en groupe, à raison de 2fois 2heures par semaine. Il travaille en partenariat avec les parents, et avec différentes structures : écoles, CLSH, partenaires sociaux etc.

L’admission est notifiée par la MDPH (Maison Départementale des Personnes Handicapés).

Pour tous renseignements : tel 05 57 94 78 91 ou 05 57 49 84 87

 

Défendons le service public d'éducation

Budget 2011 pour l’Ecole : Encore 16 000 adultes en moins dans les établissements !

Pourtant… Un pays qui croit en l’avenir est un pays qui investit dans l’éducation !

Tout est bon pour faire des économies … sur le dos des élèves. Le gouvernement prépare maintenant :

  • des classes plus chargées, 2 ou 3 élèves en plus ne feront pas de mal !
  • la fermeture des petits établissements de proximité, les voyages forment la jeunesse 
  • la prise en charge par les familles de l’aide aux élèves les plus en difficulté par le biais d’officines privées, c’est le chacun pour soi en fonction de ses moyens !
  • la fin de la scolarisation des moins de 3 ans, soit plus de 100 000 enfants qui n’auront plus droit à l’école maternelle
  • la réduction du nombre d’assistants d’éducation
  • la réduction des crédits pédagogiques

         En Aquitaine, ce sont 161 postes supprimés pour 3550 élèves de plus !

 

Et comme si ce n’était pas suffisant, le gouvernement s’attaque aux fondements avec :

  • la fin de la formation professionnelle des enseignants et des CPE
  • le remplacement des enseignants et des CPE par des personnels précaires non formés ou mal formés

Le gouvernement dit vouloir « mettre le paquet » sur l’école primaire, mais pour lui, le paquet, c’est supprimer presque 9 000 classes !

  • Dans ces conditions, comment prendre en charge les élèves en grande difficulté à la sortie de l’école primaire ?
  • Comment éviter que 150.000 jeunes sortent du système éducatif sans qualification ?
  • Comment accueillir les 50 000 élèves supplémentaires en 6ème avec autant de postes en moins ?
  • Comment faire fonctionner notre école, notre collège, notre lycée ?
  • Comment traiter la grande difficulté scolaire ?

Supprimer des postes, c’est remettre en cause la qualité de l’éducation et la réussite de tous les élèves.

Et c’est la neuvième année consécutive que l’on subit ce régime !

Pendant ce temps-là, les autres pays européens font le choix d’investir dans l'éducation comme moyen de sortir de la crise. Depuis de trop nombreuses années, la part de ses richesses que la France consacre à l’éducation ne cesse de baisser.

 

 

Défendons ensemble le service public d’éducation pour la réussite

de tous les élèves et exigeons un autre budget pour l’école.

REJOIGNEZ-NOUS LE SAMEDI 22 JANVIER

AU RASSEMBLEMENT DE 12H45 Place de la comédie

QUI SERA SUIVI A 14H00 DE LA RÉUNION PUBLIQUE

POUR LA DEFENSE DES SERVICES PUBLICS A L’ATHENEE MUNICIPAL DE BORDEAUX.

Les lycéens de Saint-André manifestent leur opposition à la Réforme des Retraites

Comme beaucoup d’autres dans le pays, ils ont manifesté, dans les rues de Saint-André, leur soutien aux grévistes et manifestants de Bordeaux. Certains se sont étonnés de la présence de ces jeunes dans nos rues. Face à cette incompréhension, ils ont souhaité rencontrer le Maire, puis s’exprimer devant le Conseil municipal du 2 novembre. Après avoir déclaré close la séance, le Maire a donc donné la parole à une représentante de lycéens, qui nous ont ainsi fait la preuve de leur citoyenneté active et réfléchie !

Voici le texte lu :

Tout d’abord, nous tenons à remercier M. le Maire de Saint-André-de-Cubzac de nous avoir reçus, jeudi 14 octobre, suite à notre mouvement de manifestation et, de nous avoir, par la suite, proposés de rédiger ce texte afin d’exposer les raisons de notre démarche.

Face à l’incompréhension dont fait preuve un certain nombre d’individus qui trouve injustifiée notre présence dans la rue, nous estimons indispensable de prouver que nous ne sommes pas insensibles à la conjoncture nationale actuelle.

En effet, ce n’est pas parce que des matières permettant de forger notre esprit critique -tel que l’ECJS ou l’Histoire Géographie- sont de plus en plus sous estimées, que nous sommes incapables de nous créer notre propre opinion. Puisque l’éducation nous prive de notre culture politique, nous avons recours, comme tout autre citoyen français, à d’autres moyens d’informations.

Plus concrètement, notre démarche actuelle, se battant contre la réforme, remet en cause l’augmentation de l’âge du départ à la retraite et, par conséquent, du temps de travail, entraînant de multiples conséquences inappropriées à notre société.

Aujourd’hui, déjà 9,7% de personnes sont au chômage, dont environ 23% de jeunes à la sortie de leurs études. De plus, nous savons qu’à partir 55 ans, un grand nombre d’entreprises licencie leurs employés. Cette nouvelle réforme ne va pas dans le sens de l’amélioration sociale. Au contraire, sans faire de la politique fiction, nous pouvons penser qu’elle risque d’augmenter le taux de chômage déjà croissant à l’heure actuelle.

Cette réforme nous semble injuste et inégale quant à la répartition des richesses. Nous sommes persuadés qu’une réforme est essentielle pour permettre un financement des retraites plus décent. Cependant, cette solution ne semble pas être la « solution miracle » véhiculée par le gouvernement. Nous pensons sincèrement que si tout le monde contribuait à l'effort collectif, une telle réforme serait peut-être acceptable. Pour une meilleure égalité, pourquoi ne pas, par exemple, taxer le capital en plus du travail ? Le financement des retraites est un problème ancré dans un système global dirigé par une politique qui le provoque (politique de délocalisation par exemple, qui entraîne la chute d’entreprises françaises et donc le licenciement d’un grand nombre d’ouvriers).

Cette réforme peut également avoir des répercussions sur la santé des personnes actives. Par des incapacités physiques ou psychiques, il sera impossible, pour certaines catégories de travailleurs (caissières, agriculteurs, maçons,…) d’atteindre le terme de leurs années d’activités et, par conséquent, d’obtenir une retraite à taux plein.

Cette réforme touche directement les jeunes. Effectivement, cela peut paraître démesuré qu’ils se battent contre une réforme concernant les retraites, mais celle-ci entraine une augmentation du taux de chômage. La question est de savoir si nous aurions un travail à la fin de nos études. La retraite proposée en l’état, verra à moyen terme la fin des systèmes sociaux (sécurité sociale et des ASSEDIC).

Les jeunes sont aussi victimes d’une accusation mis à l’échelle d’une généralité et qui s’avère être injustifiée pour une grande majorité d’entre eux : celle de la violence. Quand aux lycéens de Saint André, ils n’ont à aucun moment enfreint les lois et ont déclaré comme il se doit tous leurs mouvements de manifestations, autant à la sous préfecture, qu’aux forces de l’ordre, à la Mairie et au proviseur.

En bref, cette réforme entraîne la colère des jeunes. En s’estimant être la réponse à un problème, elle en entraîne bien d’autres.

Dans le but d’échapper au chômage, de faire face au mépris du gouvernement qui semble fermer les yeux devant des millions de personnes dans la rue depuis plusieurs mois et par simple élan de solidarité, les jeunes se manifestent et non sans raison, loin de là !

 

Cordialement, les lycéens de Saint-André-de-Cubzac.

Rentrée 2010 : le bio est au menu des cantines scolaires

Le 24 septembre dernier, le menu des 4 cantines scolaires innovait en proposant aux enfants de la viande de bœuf bio. Une première qui initie à Saint-André l’application de directives gouvernementales de 2008, issues du Grenelle 1 de l’Environnement. Pour favoriser le développement de l’agriculture biologique, celles-ci prévoient à l’horizon 2012, l’introduction de 20 % de produits bio dans la nourriture servie en restauration collective.

Dans un contexte économique difficile, cette viande, aux saveurs authentiques, sera servie une fois par mois aux 900 enfants. Dans la logique de développement durable souhaitée par l’équipe municipale, elle provient d’un élevage local, certifié Ecocert : la SCEA La Peyronne à Saint-Gervais.

Renforcer la sensibilisation des enfants au « manger sain »

Afin de familiariser les enfants avec l’agriculture biologique, des animations seront aussi organisées au cours de l’année scolaire, avec par exemple des ateliers de découverte avec l’éleveuse, Maguette Dufay. Une action de sensibilisation qui, comme l’introduction en septembre 2009 de 80 % de produits frais dans les menus de nos cantines, s’inscrit dans une démarche d’éducation à une alimentation saine et équilibrée engagée par la municipalité.

Trois questions à Célia Monseigne, 1ère adjointe déléguée à l'éducation

« Notre volonté : privilégier les produits bio issus de l’agriculture raisonnée locale »  

1. Quelle a été l’orientation prise pour appliquer les directives nationales concernant l’introduction de produits biologiques dans les cantines scolaires ?

Tout en veillant à respecter les dispositions légales des marchés publics, nous avons voulu privilégier les produits bio issus de l’agriculture raisonnée locale. Il était en effet inconcevable, dans une démarche de développement durable, d’acheter des fruits ou de la viande, certes « bio » mais acheminés par camion sur des centaines de kilomètres ! De plus, il était important pour nous de soutenir le développement des filières locales.

2. Comment s’est fait le choix de la viande de bœuf ?

Nous avions trois critères de sélection : une production locale, une quantité suffisante pour alimenter 900 repas à la fois et un surcoût limité. Il n’était en effet pas question d’alourdir la participation des familles ni d’augmenter significativement les dépenses municipales pour la restauration scolaire. L’élevage bovin de la SCEA de la Peyronne, à Saint-Gervais, répondait à ce cahier des charges.

3. Y aura-t-il d’autres produits bio au menu des cantines ?

C’est notre souhait, dans le but notamment de conforter les filières locales. Nous avons chargé l’entreprise de restauration collective mandatée pour nos achats de denrées alimentaires, d’examiner les possibilités qui pourraient s’offrir à nous dans un proche avenir.

Rapport de rentrée 2010-2011

A l’occasion du Conseil municipal du lundi 30 septembre 2010, Célia Monseigne, adjointe à l’Education, a présenté les effectifs par école, et en a fait un petit commentaire.

Sur les effectifs:

Baisse en primaire avec une menace de fermeture qui a été levée grâce à la mobilisation des parents, de la mairie et des syndicats.

Augmentation en maternelle. On ne peut pas maîtriser le rythme des naissances et des migrations. On a eu un taux de naissance en 2007 supérieur aux années précédentes ce qui explique le nombre important d'élèves en petite section de maternelle.

Nous sommes en dessous du seuil d'ouverture de classe maternelle fixé à 32 par l'Inspection Académique.

Nous sommes en dessous du seuil d'ouverture de classe maternelle fixé à 32 par l'Inspection Académique.

La menace d'une fermeture de classe à l'école Pierre Dufour sera renforcée en 2011, car, en juin la "promotion 2000"*, actuellement en CM2, quittera l'école primaire pour le collège.(année de la prime à la naissance qui a fait augmenter les naissances de 10%)

Sur les travaux: le montant est conforme à ce que nous avions inscrit au budget: 98000€. Nous consacrons chaque année autour de 100000€ de travaux et d'investissement dans les écoles.

Tableaux chiffrés du rapport
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Un graph sur les murs du Secours Populaire

5 août 2010

Dans le cadre de l’opération « Loisirs Eté », la commune a proposé aux jeunes cubzaguais de participer à un projet citoyen et artistique.

L’idée trottait dans la tête de Célia Monseigne et d’Ilyes Falami (président de l’association Foksabouge) depuis 2 ans.

D’abord l’idée de réaliser un « GRAPH » dans la ville et ainsi de mettre en valeur une pratique artistique mal connue.

Ensuite, le souhait de faire participer les enfants à ce projet. « Ce n’est pas la première fois qu' une initiation au Graph dans le cadre des loisirs été. Mais à chaque fois, les jeunes travaillaient sur des panneaux qui restaient entreposés dans les ateliers municipaux. Cette fois, nous voulions qu’il y ait une réalisation qui soit visible dans la ville. »

Le choix des murs du local de Secours Populaire a vite été une évidence pour Célia Monseigne :

Le graph n’est pas un art « grand public ». Le graph est la récompense du piéton qui emprunte les chemins de traverse.

Un graph est d’autant plus intéressant qu’il se trouve dans un endroit insolite : dans un impasse, au fond d’un parc, dans un parking, etc.

Le passage des associations est très utilisé par les piétons. Beaucoup de monde circule dans ce passage qui dessert la crèche, la salle du Mascaret, l’AOL, le Secours Populaire.

 

L’idée a tout de suite séduit les responsables du Secours Populaires et Ylies Falami.

Le choix du dessin s’est fait en concertation avec l’association.

Les enfants ont participé au « gros œuvre », c'est-à-dire aux grandes masses colorées : les différents fonds gris, et les mains jointes symboles du Secours Populaire. Les finitions ont été réalisées par les artistes du collectif Peinture Fraîche qui animait le stage.

A côté de ce travail sur site, les enfants ont été initiés à la technique: la conception d’une maquette, la calligraphie graph, le pochoir.

L’accueil des passants de 7 à 77 ans a été unanimement positif.

 

Petite note sociologique : le « street art » qui rassemble graph, hip-hop, rap, skateboarding n’est pas pour rien dans l’évolution de l’urbanisme. Les jeunes voulaient se réapproprier la ville. Ils ont fait de la rue, leur théâtre ou leur espace d’exposition.

Ce mouvement a stimulé (et continue de le faire) la réflexion des sociologues et des urbanistes pour rendre les villes aux gens et déloger les voitures.

Les CM1 de l’Ecole Pierre Dufour en classe découverte à Bombannes

16 mai 2010

Du 2 au 7 mai, 55 élèves de CM1 de l’école Pierre Dufour sont partis en classe découverte à Bombannes, au bord du lac médocain de Carcans. Encadrés par leurs enseignants, Jean- Philippe Lambert et Audrey Poinsot, et 2 parents d’élèves, ils ont pu pratiquer, malgré une météo peu adaptée à un mois de mai, diverses activités sportives ou de découverte du milieu, encadrées par des professionnels compétents.

Vélo, char à voile, cerf volant, course d’orientation, visites diverses : cette semaine constitue un temps fort de toute la vie scolaire de ces enfants.
Pour la plupart, c’est la première fois qu’ils quittent leur famille pour vivre en collectivité, une expérience dont ils se souviendront longtemps !

Vous pourrez trouver sur le site de l’école le compte-rendu de cette semaine.

Jean-Philippe Lambert nous précise que l'objectif premier de cette "aventure" est comme son nom l'indique d'amener chaque élève à faire ses propres découvertes ... sur un plan pédagogique bien sûr (sciences, histoire, géographie, technologie, sport, ...) mais aussi sur le "vivre ensemble", sur la capacité de chacun d'agir au sein du groupe, de s'adapter, de s'entraider, de prendre des responsabilités ... en un mot, de grandir !

Chaque enfant aura parcouru pendant ces quelques jours de pleine nature plus de 70 kilomètres à vélo ! Les notions de sécurité et de responsabilité (accompagnées malheureusement de quelques bobos et égratignures) ont pu ainsi se construire peu à peu.

20 ans d’expériences pour les enfants de notre commune

Ce n’est pas une première : ainsi que nous le dit Célia Monseigne,  adjointe à l’éducation, cela fait plus de vingt ans que la municipalité impulse et soutient financièrement ces projets mis en place par les enseignants dans les 2 écoles primaires de la commune.

Cependant, il est vrai que l’école Pierre Dufour a innové cette année en allant près de l’Océan : jusqu’à présent, les élèves partaient en classe de neige. Les CE2 de l’école Suzanne Lacore – plus de 50 enfants- partent en classe découverte de rentrée,  début octobre, et choisissent les Pyrénées.

Un projet pédagogique datant de 1946

C’est dès la fin de la deuxième  guerre mondiale que des enseignants, pionniers de l’innovation pédagogique, ont mis en œuvre des projets de classe découverte. Mais c’est seulement en 1982 que des textes affirmant leur intérêt éducatif ont vu le jour. A partir  de là, elles ont connu un réel engouement, et de nombreuses municipalités les ont financièrement soutenues. Malheureusement, 2 catastrophes humaines, celle du Drac en 1995 et l'avalanche d’Orres en 1998, ont fait prendre conscience à l’Education nationale et aux enseignants des risques qu’ils pouvaient prendre en organisant de tels séjours. Des textes réglementaires très contraignants ont vu le jour, provoquant l’effondrement des départs, et augmentant leur coût, à cause des normes de sécurité…

Une expérience riche pour les enfants, mais qui a un coût

Célia Monseigne nous rappelle pourquoi la municipalité tient à soutenir les classes découvertes : « On  sait que ce genre d'expérience marque la vie d'un enfant. C'est un moment de vie collective et de partage important, qui participe fortement à sa construction. C'est aussi, souvent, une première expérience d'autonomie, et de séparation avec les parents. 

Mais tous les enfants d’une même classe doivent pouvoir partir, et c’est pourquoi la commune aide financièrement. Selon les revenus, les familles participent de 5% à 50%, la commune prend à sa charge 70% du coût du séjour environ. »

La délLa délibération 40/10 du conseil municipal du 26 avril 2010 montre l’implication de la

de la  commune. Tarifs - Classe de découverte

Les élèves de CE1 de l’Ecole Suzanne Lacore partent dans les Pyrénées du 27 septembre au 1er octobre 2010. Coût de la prestation : 225 €.

Le Conseil Municipal, après en avoir délibéré, fixe comme suit, le montant de la participation des familles :

« LA DIFFERENCE, L’INTER CULTURALITE » AVEC LES GENS DU VOYAGE

15 avril 2010

 

Lors de la Semaine des voyageurs, organisée par le CCAS, du 13 au 17 avril 2010, nous avons pu voir salle du Champ de foire une magnifique exposition réalisée par les élèves de l'école maternelle Rosette Chappel.
En effet, leur Projet d'école correspondait au thème de la semaine, qui avait pour objectif de mieux connaître cette population, sa culture, ses modes de vie, pour mieux les accepter.
S2A a rencontré Martine Viaut, la directrice, afin qu'elle lui explique ce projet d'école dont l'exposition est un des aboutissements.

Martine Viaut, est-ce un hasard si votre projet d'école coïncide avec le thème de la semaine des Voyageurs ?
Non, ce n'est pas du tout un hasard, car comme les collègues des autres écoles, j'ai été conviée par la Mairie, fin juin 2009 à une réunion concernant ce projet du CCAS autour des gens du voyage. J'ai découvert à cette réunion des élues, des associations que je ne connaissais pas (dont l'ADAV 33** et Passerelle'Insertion). Leurs actions, leurs motivations m'ont d'emblée paru très intéressantes... L'envie de participer est née de ces rencontres et de l'envie de partager un projet initié par la Mairie de St André. Cela me paraît tellement normal, quand c'est possible, de répondre aux initiatives internes à la commune d'autant que là, c'était un vrai tremplin pour clore notre projet Européen et aborder avec nos élèves d'autres « différences ».
Il n'est jamais trop tôt pour aborder la tolérance...

Toutes les classes étaient-elles concernées ?
Après avoir rendu compte de la réunion à mes collègues, je leur ai tout de suite demandé si elles acceptaient l'enjeu, le pari (et d'annuler notre projet initial : nous devions travailler sur l'eau en 2009/2010!). Elles aussi ont trouvé le lien intéressant avec le projet Coménius, celui de la différence et de l'inter culturalité, et ont accepté d'embarquer pour l'aventure...

Pensez-vous avoir atteint certains de vos objectifs ? Etes-vous satisfaite du déroulement ?
Je pense sincèrement qu'on a atteint les objectifs que nous nous étions fixés pour ces 2 trimestres, nous avons bien découvert d'autres cultures, d'autres modes de vie. Nous avons fait de belles rencontres autant chez les forains (grâce à l'ADV33) que chez les circassiens. Tous ces « voyageurs » nous ont fait confiance, ont accepté d'être de vrais partenaires, même s'il a parfois fallu les convaincre...Nous avons partagé de vrais moments d'échanges.

COMENIUS pendant 3 ans, les Gens du Voyage cette année : vous aimez fonctionner par projet. Pourquoi, qu'est-ce que ça vous apporte, qu'est-ce que ça apporte aux enfants ? N'est-ce pas pourtant beaucoup de travail supplémentaire ?
Je suis convaincue depuis toujours qu'il faut donner aux élèves l'envie d'apprendre et« donner du sens aux apprentissages ». Pour moi, l'Ecole doit être ouverte sur le monde dans lequel elle vit, sur les autres...Et pour moi, cela passe nécessairement par des projets (de vrais projets) qui, au départ bien sûr, sont à l'initiative de l'enseignant, mais dans lesquels l'élève doit avoir sa part d'initiatives, de responsabilités...
Et dans lesquels, les parents ont forcément un rôle, une place, car pour réussir il faut l'adhésion de tous.
Je ne crois pas qu'on puisse travailler seul, à plusieurs on multiplie les compétences, « les regards », les idées...On approfondit, on se remet en question : c'est pour cela que je souhaite travailler en équipe. Ce qu'on apporte aux élèves est plus riche, plus élaboré. On forme des élèves qui se rencontrent, qui échangent...puisqu'ils partagent des expériences ensemble...Des citoyens de demain ?

C'est beaucoup de travail supplémentaire pour TOUTE L'EQUIPE, car pour travailler ensemble, il faut se rencontrer souvent, se mettre d'accord sur les stratégies, sur les objectifs....et ensuite valoriser le travail des élèves notamment pour les expositions. Mais cela apporte de la cohésion et des moments de plaisir...Et on apprend tant des autres, quels qu'ils soient...On est plus riche de chaque « aventure » et ainsi on peut donner davantage...

Etes-vous vraiment encouragée par l'Education Nationale à fonctionner ainsi ?
Que vous répondre ? Nous sommes bien évidemment sensibles aux marques d'intérêt comme les félicitations que nous avons reçues des Instances Européennes après la validation des 3 ans de notre projet Coménius qualifié d'excellent ou celles reçues du Rectorat.
Evidemment, la reconnaissance du travail c'est important pour poursuivre...mais l'important c'est de croire en l'avenir des élèves.

Avez-vous songé au prochain sujet ?
Laisser-nous terminer ce projet...Nos élèves vont maintenant, grâce à l'intervention d'un animateur spécialisé, bénéficier en mai et juin, d'activités autour du cirque en vue d'un petit spectacle. Et ce grâce à la subvention exceptionnelle que vient de nous accorder la Mairie. Il faut réussir cette dernière « acrobatie » de l'année !

 

**ADAV 33. Association départementale des Amis des Voyageurs de la Gironde 91, rue de la République

33400 Talence Tél. 05.56.37.77.26 - Fax 05.56.84.95.18

Rencontres, échanges et partenariat avec des gens du voyage, prétexte apporté par l’ouverture de l’aire à St André de Cubzac.

Partenariat et aide logistique de l’ADAV (Association Départementale des Amis des Voyageurs)

Objectifs :

-          découvrir une autre culture

-          découvrir d’autres modes de vie

-          rencontrer, échanger, apprendre

-          participer aux manifestations (expositions…)

Déroulement :

Axe 1 : Les forains, la fête foraine : (1er trimestre)

1-Aller à la foire aux plaisirs de Bordeaux courant Octobre :

   Découvrir une foire (les stands, les manèges, les habitats roulants…)

   Rencontre pour chaque classe d’un forain différent (l’ADAV aura rencontré les  forains avant notre venue)

   Questions posées par les enfants sur « la vie d’un forain ».

   Traces rapportées (photos, films, prospectus, dessins…)

2-Exploitations pédagogiques de la sortie dans chaque classe.

3-Exposition des travaux dans l’école.

Axe 2 : Le cirque, « les circassiens » : (2ème trimestre)

Aller au cirque. (Ce projet devait être négocié par l’ADAV auprès des cirques d’Ambarès mais les cirques en hivernage habituellement ne sont pas à AMBARES mais en tournée cette année.)

SORTIE prévue le 16 mars 2010 à BASSENS au cirque ROGER LANZAC

Découvrir les numéros de cirque

Rencontrer les artistes

Poser des questions sur « la vie d’un cirque et des circassiens »

Ramener des traces écrites (photos, dessins, enregistrements…)

Exploiter pédagogiquement la sortie, Préparer des éléments à exposer.

Ça bouge à Cousteau !

Depuis le mois de décembre, les enseignants du lycée Cousteau se battent pour refuser une fermeture de demi-section, dans l'intérêt des élèves. L'intersyndicale du Lycée Cousteau nous explique les raisons de ce combat.
Les raisons de la colère.
Depuis le mois de décembre les enseignants du LP Ph. Cousteau manifestent leur désaccord avec la proposition de la carte des formations qui prévoit la fermeture d'une demi-section CAP Pro ELEEC, soit un recrutement de 12 élèves au lieu de 24.
Actuellement, 19 élèves sont accueillis en CAP Pro ELEEC au Lycée Cousteau à Saint André de Cubzac.

Cette formation unique dans la Haute Gironde et le Libournais donne la possibilité aux jeunes en difficulté d'obtenir un diplôme de niveau V à proximité de chez eux. De plus, cette formation permet de mettre en place, sur le secteur et dans le domaine de l'électrotechnique, la rénovation de la voie professionnelle allant du CAP au BTS, en offrant les passerelles nécessaires entre CAP et BAC PRO.
Cette mesure aura pour conséquence de diminuer l'accueil des jeunes dans la filière de l'électrotechnique et de diminuer les possibilités d'orientation ou de réorientation positives. Nous refusons fermement cette fermeture au nom de l'intérêt que nous devons porter aux jeunes que nous formons.
Il faut ajouter à cela que cette mesure ne sera pas sans conséquence en termes de postes d'enseignants et de personnels.

Les actions continuent
Ce vendredi 15 janvier, nous avons de nouveau bloqué le grand portail du lycée, mais laissé les élèves qui le voulaient, entrer par une petite porte. Nous sommes allés ensuite, en cortège, devant la mairie, où nous avons été reçus en délégation, par Célia Monseigne (1°adjointe) et Benjamin Garandeau (directeur de cabinet du maire), qui nous ont longuement écoutés. Ils nous ont assurés de leur soutien. L'après-midi, nous sommes allés au rectorat, gardé par les CRS..., afin de nous faire recevoir avant la CAEN (commission académique de l'éducation nationale), en pure perte.

On nous a simplement laissé entendre que l'on nous recevrait peut-être en début de semaine !
Nous sommes donc déterminés à poursuivre l'action, en manifestant le matin avant les cours, devant le lycée.

Janvier 2010        L'intersyndicale du LP Ph. Cousteau

Un opéra rock au lycée Cousteau : La Révolution française

C'est un spectacle « décalé », plein d'humour et de talent, que nous ont présenté lycéens et profs des lycées Cousteau au Champ de Foire ce vendredi 11 décembre ! Et si cette « troupe » enthousiaste a pris quelques libertés avec l'Histoire, s'éloignant un peu des cours délivrés par leurs enseignants, c'est pour notre plus grand plaisir ! Le public ne s'y 'est d'ailleurs pas trompé en l'ovationnant au final !
Une prestation unique - dommage !-qui est l'aboutissement d'un projet pédagogique mené depuis 2 ans par quelques profs et élèves, aidés par des intervenants. Il a été soutenu par l'Education nationale, la Région, l'Inspection Académique, la Communauté de Communes. La municipalité de Saint André de Cubzac, en mettant à leur disposition les techniciens et la salle du Champ de Foire, a permis de présenter dans les conditions réelles du spectacle cet opéra-rock qui sortait vraiment de l'ordinaire !

Un projet pédagogique pluridisciplinaire sur 2 ans

Non, ce n'était pas seulement le spectacle traditionnel que peuvent donner les ateliers théâtre et musique d'un établissement scolaire en fin d'année !
Tout au long du spectacle, on a senti la complicité régner entre tous les acteurs- une trentaine d'élèves et une quinzaine d'adultes, profs ou intervenants. Au final, l'émotion était encore plus palpable. On les a sentis heureux d'avoir réussi ce pari, mais désemparés parce que l'aventure était terminée, et qu'il n'y aurait, hélas, pas d'autre représentation !

Oui, ce spectacle était bien l'aboutissement d'un projet pédagogique qui a duré deux ans, et a nécessité, de la part de tous, un investissement important.
En 2007, au départ, bien sûr, l'idée de Jean-Michel Delmonteil, professeur d'Education Physique, marqué dans sa jeunesse par le succès du célèbre opéra-rock monté en 1973, « La Révolution française ». Mais peu à peu, elle trouve un écho favorable auprès de quelques collègues, tel Georges Mieyeville, professeur d'histoire-géographie, ou Viviane Girard, professeur d'arts plastiques, ou Bruno Bonaval qui assure l'intendance, rôle ingrat, et bien d'autres !
Rédiger le Projet pour avoir un financement de l'Education Nationale, de la Région, du lycée, et trouver d'autres sources de financements, renforcer l'équipe avec d'autres collègues, rechercher des intervenants : tout ceci a occupé les vacances d'été 2008. Et bien sûr, à la rentrée 2008, recruter des élèves de seconde et de première pour s'engager sur 2 ans dans cette aventure !

La Révolution est en marche !

Il faudra plus d'une année scolaire pour que les participants s'approprient le sujet et y mettent leur griffe. La présentation de la première partie en juin 2009 a permis un bilan d'étape qui a révélé les lacunes du travail. Il a été repris entièrement et totalement restructuré entre juin et septembre 2009, non sans parfois quelques « grincements de dents ».Mais c'est le propre du spectacle vivant de se remettre en question en permanence et de dépasser ses limites.
Le travail réalisé est au final important et pluriel.
Un travail scolaire classique d'abord, mais fédérant les 2 lycées. Toutes les disciplines sont concernées : Histoire, Géographie, Français, Mathématiques, Technologie, Arts plastiques, Musique, documentation, langues vivantes, sciences...

Parallèlement, un travail hors-temps scolaire, dans les ateliers musique, théâtre, arts plastiques. Car l'opéra rock de 1973 sera bien modifié. Totalement au niveau des textes. Par des arrangements, au niveau musique, pour s'adapter aux instruments pratiqués au lycée. Et bien sûr, au niveau de la mise en scène !
Un travail qui a fait sauter les clivages traditionnels des relations jeunes à adultes : chacun a apporté à égalité sa contribution et a été considéré comme un partenaire complet. Un vrai travail collectif, construit en débat permanent et avalisé par le collectif !
Et un travail d'éducation citoyenne. Le choix du thème s'y prêtait. La forme du travail aussi. Pour concrétiser ce projet ambitieux, ils ont dû apprendre à se dépasser souvent! Des talents se sont révélés, des personnalités ont pu s'épanouir et découvrir qu'elles étaient respectées et considérées.

Une expérience riche, formatrice, intense. Et le résultat final est cette « Révolution Française », traitée de manière humoristique et anachronique, interprétée avec brio et talent par toute cette troupe.                                                   Encore bravo à tous !

Le 18 décembre 2009    Françoise Bugaret

Rapport sur la rentrée scolaire 2009 dans les écoles publiques communales

Présenté  par Célia Monseigne au conseil municipal du lundi 28 septembre 2009

Ecole Bertrand Cabanes :

Petite Section 1 / classe de Mme  Lambert  et Mme Paillet à 30

Petite section 2 / classe de Mme Monge à 28

Moyenne section 1 / classe de Mme Boiteux à 26

Moyenne section 2 / classe de Mme Verdier à 27

Grande section 1 / Classe de M. Berteau à 27

Grande section 2 /  Classe de Mme Laffargue à 24

 

Total : 162 élèves. – moyenne de 27/classe

1 employée vie scolaire « administration » / 20H

 

Ecole Rosette Chappel :

Petite section / Mme Viaud à 26

Petite-Moyenne section 1/ Mme Fellonneau à 23

Petite-Moyenne section 2/ Mme Deniau à 24

Moyenne section / Mme De Senneville à26

Grande section 1 / Mme Soupène à 28

Grande section 2 / Mme Esben à 29

Total : 156 élèves – moyenne de 26/classe

1 employée vie scolaire « administration » / 20H

Ecole Pierre Dufour :

Classe de CP1 / Mme Dumont à 24 élèves

Classe de CP2 / M. Gainche à 24 élèves

Classe de CE1-1 / Mme Doré à 24 élèves

Classe de CE1-2 /  M. Cessac à 25 élèves

Classe de CE2-1 /  M. Delavaud à 24 élèves

Classe de CE2  /Mlle Billeaud à 24 élèves

Classe de CM1-1/ Mme Poinsot à 24 élèves

Classe de CM1-2 / M. Lambert et Mme Barbe à 25 élèves

Classe de CM1-CM2 / Mme Garrigoux (nouvelle enseignante)à 20 élèves

Classe de CM2-1 / Mme Bordenave à 23 élèves

Classe de CM2-2 / Mme Durand à 23 élèves

CLIS / Mme Coupard + 1 AVS / 12 élèves + 3 élèves en attente

Total (hors clis) : 260 élèves – moyenne de  23,7/classe

1 employée vie scolaire « administration » / 20H

Ecole Suzanne Lacore :

Classe de CP1 / Mme Monnot à 19

Classe de CP2 / Mme Le Torriellec à 19

Classe de CP3 / Mme Rispal-Houcan à 18

Classe de CE1-1 / Mme Felber à 25

Classe de CE1-2 / Mme Schultis à 25

Classe de CE2-1 / Mme Toque à 29

Classe de CE2-2 / Mme Marigot à 29

Classe de CM1-1 / M. Toujas à 23

Classe de CM1-2 / Mme Lamaison à 24

Classe de CM1-3 / Mme Brunet à 24

Classe de CM2-1 / Mme Cady à 28

Classe de CM2-2 / M. Bernadou à 26

Total : 289 élèves – moyenne de 24,1/classe

Accueil enfants « handicapés »

3 enfants porteurs d’un handicap sont élèves des écoles maternelles. Ils disposent d’une Auxiliaire de Vie Scolaire.

1 enfant porteuse d’un handicap moteur est élève de S. Lacore. Mise à disposition d’une AVS (16H/semaine). Pour cette élève la mairie a fait l’acquisition d’un bureau spécialement adapté.

 

RASED Saint-André/Peujard:

1 Poste de psychologue / Mme Caubet.

1 Poste de maître E rattaché à l’école Dufour / Mme Dupouey (En congé maternité. Non remplacée).

1 Poste de maître E rattaché à l’école S. Lacore / Mme Depère (1/2 temps).

Poste de maître G : supprimé.

Soient 1,5 poste occupés  pour 2 secteurs de collèges (18 écoles)

Enseignant référent MDPH : Mme Françoise Ruau.

Restauration scolaire

Nombre d’abonnements : 720

Nombre moyen de rationnaires/jour : 720 à 750

Adultes (personnel enseignant et municipal) : 50

Rappel tarif 

Commune : de 0,15 à 2,25€

Hors commune : 2,90€

 

Tarif moyen facturé aux familles en France

Enquête Cantinescolaire.net : 3,66€

Etude « Maison de la consommation et de l’environnement » : tarif moyen minimum = 1,37€ et tarif moyen maximum = 5€

 

Garderie péri-scolaire

Bertrand Cabanes : 58

Suzanne Lacore : 51 (demande d’extension d’habilitation en cours)

Pierre Dufour : 54 (demande d’extension d’habilitation en cours)

Tarif : 0,77€/heure

Transport scolaire (4 circuits)

Nombre d’inscrits : 151

Nombre d’élèves transportés à ce jour : 90

Tarif : 53,10€/an

Travaux et investissements :

Travaux réalisés en régie :

Peinture préau et couloirs Suzanne Lacore ; peinture classes Pierre Dufour.

Etanchéité panneaux sous-fenêtre école Cabanes

Peinture plateaux sportifs des écoles + jeux de cour

Reprise menuiserie école R. Chappel

Travaux faisant l’objet d’un marché (réalisation vacances de Toussaint)

Changement de 50% des menuiseries verre de l’école Cabanes.

Changement revêtement sol salle d’activité + 2 classes, école Cabanes

Reprise bandeaux de sous-toiture école Suzanne Lacore

Changement revêtement sol Bureau direction école Dufour

Installation jeux de cour école Dufour

Changement mobilier restauration scolaire école Lacore

Renouvellement partiel parc informatique scolaire

Célia Monseigne Célia Monseigne

Commentaires

 1)    Le niveau des effectifs s’est stabilisé depuis deux ans. Il n’y a pas eu de hausse d’effectif en 2009. On constate même une légère baisse à l’école Pierre Dufour.

Le niveau de remplacement maternelle/primaire sera équilibré en 2010 : 100 élèves partiront au collège et 108 élèves arriveront au CP. Les programmes de logements qui seront livrés en 2010 sont de tailles modérées, et nous n’aurons pas de difficultés majeures pour l’accueil des élèves en 2010.

Le besoin d’un 5ème groupe scolaire dès 2010 n’est plus avéré. Il pourra être étudié en même temps que la première phase du programme.

 2)    L’augmentation du nombre d’élèves fréquentant la garderie périscolaire réclame une augmentation des capacités d’accueil. Une demande d’habilitation à 60 est déposée auprès de la DRJS. Cette disposition sera assortie d’un renforcement de l’encadrement (12H/semaine x 2 écoles).

 3)    Planification des travaux et investissements scolaires. Il convient désormais d’établir des programmes de travaux et d’investissement dans les écoles.

La commission s’appuiera sur le rapport des services (M Salaméro) et sur les comptes rendus des Conseils d’écoles pour proposer un prévisionnel de travaux et d’investissement à inscrire au budget 2010.

Cette méthode de travail va nous permettre une meilleure gestion de l’entretien des écoles et de respecter l’engagement pris devant les conseils d’écoles.

EVS en lutte

Nous avions encore été trop optimistes en annonçant en juin une pause éventuelle d'un an pour les EVS (voir dossier ci-dessous): le Recteur de l'Académie de la Gironde a refusé leur recrutement et leur propose de se réorienter vers les services à la personne!
Très déçues par ces propositions, 4 EVS de Gironde, dont Sandrine Boinot - qui était à Pierre Dufour-, attaquent l'Etat devant les Prud'hommes, au motif qu'il n'a pas tenu ses engagements en matière de formation ou d'accompagnement, et qu'il y a donc rupture de contrat, ce qui nécessite des indemnités  et une requalification des contrats CDD en CDI.
Leur lutte n'est donc pas terminée!....                                                                02.09.2009

juin 2009

Depuis plusieurs mois, les EVS en poste depuis 3 ans et dont le contrat va s’achever en juin, sont en lutte pour pérenniser leur emploi, soutenues par les autres EVS, les enseignants, les syndicats. Sandrine Boinot, EVS à l’école Pierre-Dufour, est à la pointe de ce combat. Pour que nous puissions comprendre cette lutte, et la soutenir en signant la pétition jointe, elle a rédigé pour S2A ce dossier.

 

E.V.S : emploi vie scolaire

(assistante administrative, aide à la scolarisation des enfants handicapés).

 

RAPPEL :  En Gironde il reste environ 630 EVS en poste dans les écoles, employés soit en tant qu’Assistante Administrative au Directeur d’école (AADE), soit comme Aide à la scolarisation des enfants Handicapés. (ASEH).

Ils ont des Contrats Aidés: pour certains des C.A.E (Contrat d’accompagnement à l’Emploi) ,pour d’autres, des CAV (Contrat Avenir)


QUI SONT LES PERSONNES ELIGIBLES AUX POSTES EVS ?

Les personnes éligibles aux C.A : personnes qui étaient en chômage de longue, voire de très longue durée, en situation de précarité, allocataires de :

   * l’Allocation aux adultes handicapés (AAH)

   * l’Allocation aux personnes isolées (API)

   * l’Allocation de solidarité spécifique (ASS)

   * l’Allocation de revenu minimum d’insertion (RMI)

 Les personnes âgées de 50 ans ou plus.

Dans le cas des EVS/Aide à la Direction d’école : Sélectionnées par l’ANPE ou le (la) directeur (trice) de l’école, ou le collège employeur en particulier pour nos compétences professionnelles.

Grand nombre d’entre nous sont diplômés. (proposition de V.A.E. après le 30 juin ? )

Pour la plupart, des femmes (quadras, voire plus), en famille mono-parentale, issues d’un secteur d’activité tertiaire sclérosé : involontairement écartées du monde du travail.

Suite aux recherches actives d’emploi sans retombée positive nous avons accepté ces contrats précaires qui promettaient à terme, de rester dans la vie active en bénéficiant  des moyens définis et obligatoires (formation qualifiante, accompagnement, suivi ANPE pendant toute la durée des contrats)

 

QUE SE PASSERA-T-IL SI LES CONTRATS NE SONT PAS RENOUVELES LE 30 JUIN 2009 ?


Après 3 renouvellements et 34 mois effectués dans et pour l’Education Nationale = Retour dans une  situation très précaire pour 630 personnes en Gironde et pour des milliers de personnes au niveau national.


Pas de formation, sinon celle pour le poste d'EVS, Pas de suivi, Pas d'accompagnement


- Ce qui veut dire : 3 ans de notre temps pour repartir sur Quoi ??

- Parcours en boucle offert par l’ANPE : Bilan de compétence ? Ateliers divers pour retrouver du travail ? (savoir faire un CV !, savoir répondre à une annonce !) ….  Déjà vécu.

- Comment intégrer 3 ans de travail bien spécifique à l’école et l’Education Nationale sur nos CV ?

- La fin du mois de juin s’annonce catastrophique pour l’ensemble de cette profession, et même, pire qu’à leur situation initiale.

            Ex : pour une personne issue du RMI : à la signature du Contrat Avenir, elle reste dans le dispositif RMI en stipulant son activité salariée dans l’école, dans son Contrat d’Insertion lié à son statut de RMIste, ce qui lui permet de garder tous les avantages liés à ce contrat : droits CMU, exonération de taxe habitation,  de la redevance T.V., tarif sur les transports en commun, Aide financières, …. Au 30 juin « si » son dossier ASSEDIC est accepté, elle sort d’office du dispositif RMI et devra alors  vivre, après  trois années de travail consacré  à l’Education Nationale,  avec des moyens nettement inférieurs, déchue des aides qu’elle avait à la 1ère signature de son Contrat AVENIR.

Nous faisons circuler une pétition, (voir ci-desous - que vous pouvez imprimer, signer, et renvoyer à l’école Pierre Dufour, 59 rue Henri Grouès, 33240, Saint-André de Cubzac) dans laquelle nous demandons à Monsieur Fillon de recevoir l'Intersyndicale (5 syndicats sont à nos côtés).

 En effet, une première demande d'audience avait été demandée pour le 27 mai dernier. Ce jour là, des EVS de 18 départements étaient présentes (dont la Gironde), à Paris, grâce aux dons des collègues. Monsieur Fillon nous a renvoyé vers le Ministère de Monsieur Darcos. Mais c’est un directeur de cabinet qui a pris nos des pétitions (25 000 signatures, il en reste encore 60 000 à envoyer), et reçu nos revendications : nos postes transformés en emplois pérennes, statutaires, ainsi que notre maintien.

Mais pour nous, il est important que ce soit le premier ministre, Monsieur Fillon, qui nous reçoive.

Les EVS de Gironde tiendront également une Assemblée générale , le jeudi 18 juin, à 9h30, 17 quai de la Monnaie à Bordeaux : tous les EVS, ceux encore en poste, par solidarité, ceux qui vont être au chômage , sont invités. Notre lutte n’est pas terminée !

Sandrine Boinot