Animations au Magic

Dans le cadre de l'opération Clins d'œil, réalisée par l'Association des cinémas de proximité, soutenue par la DRAC et le Conseil général de la Gironde :
Mercredi 3 février, à 20h30
CONTES DE L'AGE D'OR Un film de Christian Mungiu (Roumanie)
Histoire hors du commun sur fond de légendes urbaines, racontée du point de vue des gens ordinaires. L'action se déroule à la fin de la période communiste en Roumanie. Ces légendes à la fois
comiques, bizarres, surprenantes, puisent dans les évènements souvent surréalistes vécus au quotidien sous le régime communiste.
DEBAT avec Mattéi Cazacu, chercheur au CNRS, auteur de nombreux articles et ouvrages sur l'histoire de la Roumanie et des idées politiques et religieuses en Europe Centrale et
orientale.
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Mercredi 10 février, 14h30
Ciné Goûtez ! 4,50 euros, à partir de 6 ans
Le temps d'une séance de cinéma, viens partager avec tes camarades l'émotion et la découverte d'une aventure passionnante , avec un conte et un goûter après le film
Drôle de Grenier
De Jiri Barta (Tchécoslovaquie, 1h14)
De courageux jouets, tout droits sortis d'une valise oubliée dans un grenier, partent pour un voyage rempli de dangers et de surprises, à la poursuite de leur amie Madeleine. Cette dernière, une
adorable poupée, a été capturée par La Tête, chef de l'empire du mal, qui veut la maintenir sous son pouvoir.
En première partie: Conte, par Florence Coudurier, conteuse issue de L'Ecole régionale d'Acteurs de Cannes, et qui a participé à de nombreux spectacles en Provence Côte
d'AZUR.
Le fonctionnement du cinéma Le Magic

Un de nos lecteurs nous ayant questionné sur le fonctionnement et la fréquentation du cinéma Le Magic, voici les explications de Célia Monseigne, 1ère adjointe en charge de la Culture et de l’Education.

La ville de Saint-André a acquis le Magic en 1990 et en a confié l’exploitation à la société ARTEC.
Artec et la mairie sont liés par une « concession de jouissance ». C'est-à-dire que la mairie met à la disposition un immeuble et son équipement, à charge d’Artec d’y faire fonctionner une activité de Cinéma.
On pourrait comparer ce contrat à un bail commercial.
La mairie a la charge de l’entretien du bâtiment et de l’équipement.
Artec finance les frais d’exploitation : films, personnel, chauffage, publicité et communication.
La mairie n’apporte aucune contribution financière au budget de fonctionnement du cinéma.
L’Association des cinémas de proximité de la Gironde

L’Association des cinémas de proximité de la gironde
La société ARTEC exploite plusieurs petites salles en Gironde.
La ville de Saint-André et la société ARTEC sont membres de l’Association des Cinémas de Proximité de la Gironde.
L’objectif de cette association est de maintenir des salles de proximité et les faire vivre.
Les actions de l’association sont financées par le Conseil Général (70%), la DRAC (12%), les communes adhérentes (15%) et les cinémas concernés (3%).
L’ACPG finance des opérations ou actions particulières :
- Tirages de copies, pour obtenir plus rapidement des copies des films.
- Opération Clin d’œil : projection d’œuvres récentes ou inédites accompagnée d’un débat avec un intervenant qualifié.
- Opération Ciné-goûter : Séance spécial jeune public.
- Programmations spécifiques : projections privées à la demande d’associations ou des établissements scolaires. Concernant les projections privées, les enseignants ou animateurs des CLSH connaissent bien le dispositif. Ils l’utilisent à la hauteur de leur enveloppe budgétaire, puisque la séance doit être gratuite pour les enfants ou les jeunes.
La fréquentation

Le nombre d’entrées s’élevait en 2008 à 13000. On retombe sur le niveau d’entrées de 2000. Après une augmentation entre 2001 et 2004 (19000 entrées en 2004), la fréquentation du Magic est retombée.
Pourquoi le public ne fréquente pas plus massivement le Magic, alors que le prix d’entrée est 2 fois moins cher ?
Les éléments de réponse sont multiples, et tous les directeurs de petites salles sont d’accord pour dire que le cinéma souffre de la concurrence des complexes, des DVD, d’Internet et de la TV.
Pourquoi c’est toujours le même public que l’on retrouve sur la programmation CLAP et qu’on ne parvient pas à l’élargir, malgré des prix très bas ?
Pourquoi les gens ne vont pas au musée alors que c’est gratuit ?
Pourquoi, les jeunes ne lisent pas ?
Si la municipalité n’était pas farouchement convaincue qu’il n’y a pas de démocratie, pas de civilisation, pas de liberté, sans culture, elle aurait déjà baissé les bras.
Si nous devions concevoir la réussite d’une politique culturelle en fonction des marqueurs : fréquentation et billetterie, je proposerai d’installer une télé géante dans un fast-food.
Là, assurément nous aurions du monde !
