"Les amours secrètes" : lundi 7 juin à 21h00

Un vieil homme relit le journal intime d’une jeune fille juive écrit sous l’Occupation 60 ans plus tôt… Sarah Rosemblum avait 25 ans. Elle était jeune, belle, amoureuse… Il s’appelait Hans, un officier SS rebuté par l’idéologie nazie, de ceux qui méprisent leur uniforme et utilisent leur fonction pour fournir de faux papiers aux Juifs. Rebaptisée Louise Berger, Sarah vit alors sous la protection d’Huguette, une chanteuse de cabaret généreuse qui cache des Juifs et les aide à passer en Angleterre. Dans sa maison, à l’abri du monde, le couple improbable peut laisser libre cours à son idylle, éveillant sans le savoir la jalousie de Robert, un jeune pensionnaire de 16 ans qui se meurt d’amour pour Louise. Les passions se déchaînent sous l’œil de sphinx de Margot, la mère d’Huguette, mutique depuis la mort de son fils. Mais la guerre rattrape ceux qui s’aiment… Il faudra bientôt fuir, jusqu’au moment où il n’y aura plus de fuite possible. Qui est ce vieil homme qui s’est plongé dans l’histoire de Sarah ?…

 

Réalisé par Franck Phelizon Avec Anémone, Grégory Barboza, Déborah Durand

"La tête en friche" : mardi 1er juin à 20h30

Germain, 45 ans, quasi analphabète, vit sa petite vie tranquille entre ses potes de bistrot, sa copine Annette, le parc où il va compter les pigeons et le jardin potager qu'il a planté derrière sa caravane, elle-même installée au fond du jardin de sa mère, avec laquelle les rapports sont très conflictuels. Il n'a pas connu son père, sa mère s'est retrouvée enceinte de lui sans l'avoir voulu, et le lui a bien fait sentir depuis qu'il est petit, à l'école primaire son instituteur l'a vite pris en grippe, il n'a jamais été cultivé, il est resté " en friche ".
Un jour, au parc, il fait la connaissance de Margueritte, une très vieille dame, ancienne chercheuse en agronomie, qui a voyagé dans le monde entier et qui a passé sa vie à lire.
Elle vit seule, à présent, en maison de retraite. Et elle aussi, elle compte les pigeons.
Entre Germain et Margueritte va naître une vraie tendresse, une histoire d'amour " petit-filial ", et un véritable échange.

Réalisé par Jean Becker  Avec Gérard Depardieu, Gisèle Casadesus, Maurane

Ciné, Goûtez ! 15ème édition

Le mercredi 12 mai à 10h00 au cinéma Le Magic

 

Venez découvrir les aventures d'un joyeux criquet rigolo et mélomane issu de l'imagination de Zdenek Miler, peintre et illustrateur et réalisateur de 70 films d'animation.

Le criquet a de grands yeux et de longues antennes, une redingote et ne se sépare jamais de son violon et de son archet. Il séche les cours de musique pour jouer au ballon, qui tombe et fait voler en éclats son violon. Un bûcheron sauterelle le trouve et s'improvise luthier. Aussitôt réparé, le criquet ganbade et nous entraîne dans ses aventures. Son violon magique lui permettra de sortir de toutes les situations

Vendredi 16 avril à 21 h, dans le cadre de la semaine des voyageurs LIBERTE de Tony Gatlif

                                                    RÉSUMÉ DU FILM
Drame - Théodore, vétérinaire et maire d'un village situé en zone occupée pendant la Seconde Guerre mondiale, et Lise Lundi, l'institutrice, font la connaissance d'une famille de Tsiganes installée sur leurs terres. L'institutrice tente notamment de scolariser les enfants. Mais la joie et l'insouciance sont de courte durée : d'abord interdits de circulation, les Tsiganes sont bientôt enfermés dans des camps spéciaux. La pression de la police de Vichy et de la Gestapo s'intensifie peu à peu et le danger menace à chaque instant.
Il n'y a qu'à regarder la belle affiche du film : Liberté suit à nouveau les mouvements et les fuites des Tsiganes, ces gens du voyage que Gatlif célèbre depuis ses débuts. Cette fois-ci, il situe son film à une époque où cette population fut encore plus contrainte que d'habitude... En 1943, dans un petit village français de la zone occupée, les contrôles d'identité imposés par le régime de Vichy se multiplient. Une famille de bohémiens est harcelée, forcée à la sédentarisation, puis arrêtée. Le maire et l'institutrice du village décident de les aider...

Dès qu'il s'agit de reconstituer les exactions commises sous l'Occupation, le film s'essouffle, statique et scolaire. Il s'épanouit dans les courses à travers les forêts, ces fuites sur les routes, que Gatlif, cinéaste de la circulation, du roulis, de la migration, filme comme personne. Dès lors, bien plus que Marc Lavoine et Marie-Josée Croze, c'est l'acteur acrobate James Thiérrée qui s'impose le plus. Dans le rôle de Taloche, Rom fantasque, encore enfant dans sa tête, en communion avec la nature, le petit-fils de Chaplin est étonnant, entre innocent dostoïevskien et mime atteint de la danse de Saint-Guy. En lui, Gatlif a trouvé une incarnation poétique de cette liberté incoercible qu'il continue de défendre de film en film.

Guillemette Odicino
Télérama, Samedi 27 février 2010

Soirée-débat au Magic : Jeudi 1er avril à 20H30

Projection-débat du film :

LE TEMPS DE LA KERMESSE EST TERMINE

de FREDERIC CHIGNAC

avec STEPHANE GUILLON, AÏSSA MAÏGA, THIERNO N'DAYE DOSS, ALI MONZANA, ERIQ EBOUANEY, PHILIPPE NAHON...

 

L'histoire : une simple panne de voiture...Et c'est le début des ennuis pour Alex (Stéphane Guillon, le chroniqueur bien connu de France-inter), "petit blanc", chef de chantier chargé de la construction d'un dispensaire qui se retrouve coincé dans un petit village africain où personne ne passe.

Sans le savoir, il devient un enjeu vital pour les habitants...

 

Un film drôle, dérangeant voire effrayant sur nos rapports avec l'Afrique,

A VOIR ABSOLUMENT !!!

PRIX DU JURY JEUNE au FESTIVAL DE SARLAT - 2009

Critique de Cécile Mury de Télérama
Un petit village africain, paumé dans un désert de rocaille, entre poussière et tôle surchauffée. Alex (interprété avec justesse par l'humoriste Stéphane Guillon), un français expatrié, en panne de voiture, y végète depuis quelques jours. C'est un mec ordinaire -un prédateur à la petite semaine, pour qui tout est à vendre: le corps des femmes (Aïssa Maïga, impressionnante de grâce blessée) et la force des hommes à son service. Personnage odieux, insupportable, mais jamais ca¬ricatural dans son amère lucidité.
Frédéric Chignac, ancien journaliste -c'est son premier long métrage-, installe son histoire dans une zone trouble et désespérante, une zone de «panne», où le colonialisme puis son avatar moderne, l'exploi¬tation économique, ont pourri les rapports jusqu'à la racine. Pas de bonne conscience ici, ni de mauvaise: juste une frappe chirurgicale, là où ça fait mal.

Soirée-débat au Magic le mardi 23 mars à 21h autour du film " In the Air"

L'HISTOIRE
Ryan Bingham (George Clooney) est consultant en transition professionnellle (en fait il vire les gens pour le compte de grosses sociétés). Ryan porte donc très bien le costume trois pièces et gère sa vie et son travail de manière plutôt glaciale. La seule chose pour laquelle il insuffle un peu de passion est son activité de prédilection. Il voyage, il voyage beaucoup en classe affaire et son but est de devenir le premier homme à enregistrer le record de 10 millions de miles parcourus par avion.

Un jour, le boss de Ryan (Jason Bateman) lui présente une nouvelle collègue, Natalie Keener (Anna Kendrick). Celle-ci veut révolutionner leur méthode de travail en utilisant la méthode de vidéo-conférence. Ryan est horrifié, non seulement ceci remet en question ses compétences professionnelles mais surtout cela signifie une chose : il ne voyagera plus.

Il propose alors d'emmener Natalie lors de l'un de ses déplacements afin de lui montrer l'importance de gérer son métier en rencontrant les gens en face à face. Lors de ce déplacement, il en profite également pour rencontrer Alex (Vera Farmiga), femme d'affaire elle aussi, qui en est au même niveau que lui en terme de nombres de miles parcourus. Finalement sa rencontre ave Alex va aboutir sur quelque chose que Ryan n'avait pas prévu et va également remettre en question sa manière, habituellement désinvolte, d'aborder le licenciement.
En deuxième partie, un débat avec la salle sera animé par monsieur Jérôme Casimir, maître de conférence à Sciences-po.

Animations au Magic

Dans le cadre de l'opération Clins d'œil, réalisée par l'Association des cinémas de proximité, soutenue par la DRAC et le Conseil général de la Gironde :

Mercredi 3 février, à 20h30
CONTES DE L'AGE D'OR Un film de Christian Mungiu
(Roumanie)

Histoire hors du commun sur fond de légendes urbaines, racontée du point de vue des gens ordinaires. L'action se déroule à la fin de la période communiste en Roumanie. Ces légendes à la fois comiques, bizarres, surprenantes, puisent dans les évènements souvent surréalistes vécus au quotidien sous le régime communiste.
DEBAT avec Mattéi Cazacu, chercheur au CNRS, auteur de nombreux articles et ouvrages sur l'histoire de la Roumanie et des idées politiques et religieuses en Europe Centrale et orientale.

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Mercredi 10 février, 14h30
Ciné Goûtez ! 4,50 euros, à partir de 6 ans
Le temps d'une séance de cinéma, viens partager avec tes camarades l'émotion et la découverte d'une aventure passionnante , avec un conte et un goûter après le film
Drôle de Grenier
De Jiri Barta
(Tchécoslovaquie, 1h14)

De courageux jouets, tout droits sortis d'une valise oubliée dans un grenier, partent pour un voyage rempli de dangers et de surprises, à la poursuite de leur amie Madeleine. Cette dernière, une adorable poupée, a été capturée par La Tête, chef de l'empire du mal, qui veut la maintenir sous son pouvoir.
En première partie: Conte, par Florence Coudurier, conteuse issue de L'Ecole régionale d'Acteurs de Cannes, et qui a participé à de nombreux spectacles en Provence Côte d'AZUR.

Le fonctionnement du cinéma Le Magic

 

 

Un de nos lecteurs nous ayant questionné sur le fonctionnement et la fréquentation du cinéma Le Magic, voici les explications de Célia Monseigne, 1ère adjointe en charge de la Culture et de l’Education.

La ville de Saint-André a acquis le Magic en 1990 et en a confié l’exploitation à la société ARTEC.

Artec et la mairie sont liés par une « concession de jouissance ». C'est-à-dire que la mairie met à la disposition un immeuble et son équipement, à charge d’Artec d’y faire fonctionner une activité de Cinéma.

On pourrait comparer ce contrat à un bail commercial.

La mairie a la charge de l’entretien du bâtiment et de l’équipement.

Artec finance les frais d’exploitation : films, personnel, chauffage, publicité et communication.

La mairie n’apporte aucune contribution financière au budget de fonctionnement du cinéma.

L’Association des cinémas de proximité de la Gironde

L’Association des cinémas de proximité de la gironde

La société ARTEC exploite plusieurs petites salles en Gironde.

La ville de Saint-André et la société ARTEC sont membres de l’Association des Cinémas de Proximité de la Gironde.

L’objectif de cette association est de maintenir des salles de proximité et les faire vivre.

Les actions de l’association sont financées par le Conseil Général (70%), la DRAC (12%),  les communes adhérentes (15%) et les cinémas concernés (3%).

L’ACPG finance des opérations ou actions particulières :

- Tirages de copies, pour obtenir plus rapidement des copies des films.

- Opération Clin d’œil : projection d’œuvres récentes ou inédites accompagnée d’un débat avec un intervenant qualifié.

- Opération Ciné-goûter : Séance spécial jeune public.

- Programmations spécifiques : projections privées à la demande d’associations ou des établissements scolaires. Concernant les projections privées, les enseignants ou animateurs des CLSH connaissent bien le dispositif. Ils l’utilisent à la hauteur de leur enveloppe budgétaire, puisque la séance  doit être gratuite pour les enfants ou les jeunes.

La fréquentation

Le nombre d’entrées s’élevait en 2008 à 13000. On retombe sur le niveau d’entrées de 2000. Après une augmentation entre 2001 et 2004 (19000 entrées en 2004),  la fréquentation du Magic est retombée.

Pourquoi le public ne fréquente pas plus massivement le Magic, alors que le prix d’entrée est 2 fois moins cher ?

Les éléments de réponse sont multiples, et tous les directeurs de petites salles sont d’accord pour dire que le cinéma souffre de la concurrence des complexes, des DVD, d’Internet et de la TV.

Pourquoi c’est toujours le même public que l’on retrouve sur la programmation CLAP et qu’on ne parvient pas à l’élargir, malgré des prix très bas ?

Pourquoi les gens ne vont pas au musée alors que c’est gratuit ?

Pourquoi, les jeunes ne lisent pas ?

Si la municipalité n’était pas farouchement convaincue qu’il n’y a pas de démocratie, pas de civilisation, pas de liberté, sans culture, elle aurait déjà baissé les bras.

Si nous devions concevoir la réussite d’une politique culturelle en fonction des marqueurs : fréquentation et billetterie, je proposerai d’installer une télé géante dans un fast-food.

Là, assurément nous aurions du monde !