10 mai 2010
Lors du Conseil municipal du lundi 7 juin, la délibération n°54/10 intitulée : «Contribution au financement de l’école privée Sainte-Marie» a suscité 2 déclarations de la part de 2 conseillers municipaux de la majorité municipale, Georges Mieyeville et Laurent Dumas.
Intervention de Georges Mieyeville
« Monsieur le Maire et vous, mesdames et messieurs les conseillers.
Je ne peux laisser passer cette délibération sans intervenir. Certes, il y a la loi qui en démocratie s'impose à tous, expression de la volonté générale votée par nos élus.
La loi est donc la loi. Les services municipaux ont travaillé avec Monsieur le Maire et les personnes en charge du dossier de part et d'autre. Ils sont arrivés à un accord que l'on nous demande de valider pour lui donner force exécutoire. Pure formalité donc.
Et bien non, je ne peux considérer cela comme une formalité. Je m'explique.
Depuis plusieurs années le service public d'Education est pressuré, détruit par ceux-là même chargés de l'organiser et de le faire fonctionner.
- Plus de remplacements en dessous de 15 jours, et maintenant plus de remplacement du tout et charge à chaque établissement de se débrouiller par ses propres moyens pour suppléer l'incapacité organisée du Rectorat et de l'Inspection académique.
- Suppression de dizaines de milliers de postes et des formations des néorecrutés pour rentabiliser au plus vite les salaires versés.
- Suppression des options proposées pour motif d'un nombre d'élèves insuffisant devant les enseignants. Où est l'égalité garantie sur l'ensemble du territoire pour tous par la constitution?
- Suppression programmée des RASED et des COPSY qui s'occupent des plus en difficulté et sont donc des dépenses non rentables.
- Fermeture réclamée de toutes les petites structures scolaires qui gaspillent les deniers de l'Etat.
J'abrège ma liste. Dans le même temps l'enseignement privé voit ses personnels largement épargnés par la purge qui touche le service public, les tableaux statistiques encensent les résultats du privé qui est, lui, performant en tout. Se pose-t-on la question pourquoi l'équipe des girondins de Bordeaux est en 1ere division et celle de Saint André football club en division d'honneur 3eme série ? Il le faudrait pour ce classement.
Je constate aussi, et vous lirez les journaux de la semaine passée, que l'enseignement privé avait épuisé ses crédits de remplacement au 15 mai. Et bien, une réunion rapide lui a trouvé au Rectorat des crédits nouveaux pour finir l'année en toute tranquillité. Les établissements publics qui ont eu leurs rares crédits épuisés beaucoup plus tôt dans l'année ont su que rien ne viendrait abonder leur gabegie des deniers publics.
Deux poids, deux politiques.
Et on voudrait que j'approuve l'octroi d'argent public à un service privé ? Et pourquoi quand je prends l'autoroute à péage l'Etat ne me rembourserait pas le prix ? La route nationale est là mais je n'ai pas envie. L'école c'est du pareil au même. Si je choisis un service privé, c'est ma liberté et je dois assumer ce choix et ses conséquences.
L'Etat gèle pour au moins deux ans toutes ses participations aux services publics, ferme partout et désertifie le territoire: santé, poste, justice... Pourquoi exiger des collectivités ce supplément pour ses favoris ?
Alors, à l'heure des reniements de l'Etat dans tous les engagements de la devise: liberté, égalité fraternité, il faut marquer que nous poursuivons la défense des héritages des grands anciens du programme du Conseil National de la Résistance à la Libération. Le 6 juin, c'était hier.
Au nom de l'équité, une valeur oubliée, je redis avec fermeté: non à la mise à l'encan et à la marchandisation de ce qui est la responsabilité la plus noble de notre société : la formation de la jeunesse. »
Georges Mieyeville, Ancien boursier de l'Education nationale, lauréat des concours de l'Education nationale fin de classe de troisième des lycées. Militant laïque et républicain
Laurent Dumas a apporté pour S2A quelques
précisions quant à sa déclaration au CM
« J’ai souhaité intervenir, car je suis
surpris et indigné par le vote du dernier conseil municipal d'une subvention de 51.000 euros à l'attention de l'école privée.
En tant que citoyen et républicain, il m’apparaît curieux de voir la collectivité publique financer des intérêts strictement privés.
Dans le cadre légal (obligatoire donc), la municipalité a négocié avec l'établissement privé, avec l’aide du personnel communal qui s’est activement dépensé, pour proposer un accord conforme à la loi qui nous est imposée.
Mais une loi peut être mauvaise. Et cette loi est particulièrement mauvaise. Il est certain que la loi étant faite par les parlementaires, c'est à eux qu'il appartient d'en débattre.
Et c’est à nous, simples élus de base, qu’il appartient de dire et faire remarquer à nos parlementaires (pour qu'ils la suppriment) le mauvais fondement d’une telle loi, qui crée indiscutablement une inégalité.
D’une part, cette loi ne respecte pas le principe de laïcité de notre République. D’autre part, l’égalité, pilier fondamental de notre pays, est vertement malmenée.
Loin de moi la volonté d’opposer école publique librement accessible et école privée financièrement accessible. Mais choisir, c’est aussi renoncer. Et lorsque l’on s’affranchit de l’égalité offerte par l’enseignement public gratuit, pour apporter une éducation différente, en inscrivant ses enfants à l'école privée, on doit également s’affranchir de financement public.
Aussi, j’ai décidé de ne pas voter en faveur de cette résolution. Dans le sens où cette loi nous est imposée, je n'ai pas voté contre. Je me suis donc abstenu avec d'ailleurs d'autres élus responsables, citoyens et républicains. Nous nous sommes abstenus de voter l’inégalité et l'injustice dans une période de forte précarité qui touche chacun d'entre nous. »
Laurent Dumas, Elu citoyen et républicain de la majorité municipale
Les CM1 de l’Ecole Pierre Dufour en classe découverte à Bombannes
16 mai 2010
Du 2 au 7 mai, 55 élèves de CM1 de l’école Pierre Dufour sont partis en classe découverte à Bombannes, au bord du lac médocain de Carcans. Encadrés par leurs enseignants, Jean- Philippe Lambert et Audrey Poinsot, et 2 parents d’élèves, ils ont pu pratiquer, malgré une météo peu adaptée à un mois de mai, diverses activités sportives ou de découverte du milieu, encadrées par des professionnels compétents.
Vélo, char à voile, cerf volant, course d’orientation, visites diverses : cette semaine constitue un temps fort de toute la vie scolaire de ces enfants.
Pour la plupart, c’est la première fois qu’ils quittent leur famille pour vivre en collectivité, une expérience dont ils se souviendront longtemps !
Vous pourrez trouver sur le site de l’école le compte-rendu de cette semaine.
Jean-Philippe Lambert nous précise que l'objectif premier de cette "aventure" est comme son nom l'indique d'amener chaque élève à faire ses propres découvertes ... sur un plan pédagogique bien sûr (sciences, histoire, géographie, technologie, sport, ...) mais aussi sur le "vivre ensemble", sur la capacité de chacun d'agir au sein du groupe, de s'adapter, de s'entraider, de prendre des responsabilités ... en un mot, de grandir !
Chaque enfant aura parcouru pendant ces quelques jours de pleine nature plus de 70 kilomètres à vélo ! Les notions de sécurité et de responsabilité (accompagnées malheureusement de quelques bobos et égratignures) ont pu ainsi se construire peu à peu.
20 ans d’expériences pour les enfants de notre commune
Ce n’est pas une première : ainsi que nous le dit Célia Monseigne, adjointe à l’éducation, cela fait plus de vingt ans que la municipalité impulse et soutient financièrement ces projets mis en place par les enseignants dans les 2 écoles primaires de la commune.
Cependant, il est vrai que l’école Pierre Dufour a innové cette année en allant près de l’Océan : jusqu’à présent, les élèves partaient en classe de neige. Les CE2 de l’école Suzanne Lacore – plus de 50 enfants- partent en classe découverte de rentrée, début octobre, et choisissent les Pyrénées.
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Un projet pédagogique datant de 1946
C’est dès la fin de la deuxième guerre mondiale que des enseignants, pionniers de l’innovation pédagogique, ont mis en œuvre des projets de classe découverte. Mais c’est seulement en 1982 que des textes affirmant leur intérêt éducatif ont vu le jour. A partir de là, elles ont connu un réel engouement, et de nombreuses municipalités les ont financièrement soutenues. Malheureusement, 2 catastrophes humaines, celle du Drac en 1995 et l'avalanche d’Orres en 1998, ont fait prendre conscience à l’Education nationale et aux enseignants des risques qu’ils pouvaient prendre en organisant de tels séjours. Des textes réglementaires très contraignants ont vu le jour, provoquant l’effondrement des départs, et augmentant leur coût, à cause des normes de sécurité…
Une expérience riche pour les enfants, mais qui a un coût
Célia Monseigne nous rappelle pourquoi la municipalité tient à soutenir les classes découvertes : « On sait que ce genre d'expérience marque la vie d'un enfant. C'est un moment de vie collective et de partage important, qui participe fortement à sa construction. C'est aussi, souvent, une première expérience d'autonomie, et de séparation avec les parents.
Mais tous les enfants d’une même classe doivent pouvoir partir, et c’est pourquoi la commune aide financièrement. Selon les revenus, les familles participent de 5% à 50%, la commune prend à sa charge 70% du coût du séjour environ. »
La délLa délibération 40/10 du conseil municipal du 26 avril 2010 montre l’implication de la
de la commune. Tarifs - Classe de découverte
Les élèves de CE1 de l’Ecole Suzanne Lacore partent dans les Pyrénées du 27 septembre au 1er octobre 2010. Coût de la prestation : 225 €.
Le Conseil Municipal, après en avoir délibéré, fixe comme suit, le montant de la participation des familles :
|
Quotient familial |
Participation des familles |
|
Quotient inférieur ou égal à 300 € |
45,00 € |
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Quotient compris entre 301 et 450 € |
56,25 € |
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Quotient compris entre 451 et 600 € |
67,50 € |
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Quotient compris entre 601 et 800 € |
78,75 € |
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Quotient compris entre 801 et 1.000 € |
90,00 € |
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Quotient compris entre 1.001 et 1.200 € |
101,25 € |
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Quotient supérieur ou égal à 1.201 € |
112,50 € |
« LA DIFFERENCE, L’INTER CULTURALITE » AVEC LES GENS DU VOYAGE
15 avril 2010
Lors de la Semaine des voyageurs, organisée par le CCAS, du 13 au 17 avril 2010, nous avons pu voir salle du Champ de foire une magnifique exposition réalisée par les élèves de
l'école maternelle Rosette Chappel.
En effet, leur Projet d'école correspondait au thème de la semaine, qui avait pour objectif de mieux connaître cette population, sa culture, ses modes de vie, pour mieux les accepter.
S2A a rencontré Martine Viaut, la directrice, afin qu'elle lui explique ce projet d'école dont l'exposition est un des aboutissements.
Martine Viaut, est-ce un hasard si votre projet d'école coïncide avec le thème de la semaine des Voyageurs ?
Non, ce n'est pas du tout un hasard, car comme les collègues des autres écoles, j'ai été conviée par la Mairie, fin juin 2009 à une réunion concernant ce projet du CCAS autour des gens du voyage.
J'ai découvert à cette réunion des élues, des associations que je ne connaissais pas (dont l'ADAV 33**
et Passerelle'Insertion). Leurs actions, leurs motivations m'ont d'emblée paru très intéressantes... L'envie de participer est née de ces rencontres et de l'envie de partager un projet initié par
la Mairie de St André. Cela me paraît tellement normal, quand c'est possible, de répondre aux initiatives internes à la commune d'autant que là, c'était un vrai tremplin pour clore notre projet
Européen et aborder avec nos élèves d'autres « différences ».
Il n'est jamais trop tôt pour aborder la tolérance...
Toutes les classes étaient-elles concernées ?
Après avoir rendu compte de la réunion à mes collègues, je leur ai tout de suite demandé si elles acceptaient l'enjeu, le pari (et d'annuler notre projet initial : nous devions travailler sur
l'eau en 2009/2010!). Elles aussi ont trouvé le lien intéressant avec le projet Coménius, celui de la différence et de l'inter culturalité, et ont accepté d'embarquer pour l'aventure...
Pensez-vous avoir atteint certains de vos objectifs ? Etes-vous satisfaite du déroulement ?
Je pense sincèrement qu'on a atteint les objectifs que nous nous étions fixés pour ces 2 trimestres, nous avons bien découvert d'autres cultures, d'autres modes de vie. Nous avons fait de belles
rencontres autant chez les forains (grâce à l'ADV33) que chez les circassiens. Tous ces « voyageurs » nous ont fait confiance, ont accepté d'être de vrais partenaires, même s'il a parfois fallu
les convaincre...Nous avons partagé de vrais moments d'échanges.
COMENIUS pendant 3 ans, les Gens du Voyage cette année : vous aimez fonctionner par projet. Pourquoi, qu'est-ce que ça vous apporte, qu'est-ce que ça apporte aux enfants ? N'est-ce pas
pourtant beaucoup de travail supplémentaire ?
Je suis convaincue depuis toujours qu'il faut donner aux élèves l'envie d'apprendre et« donner du sens aux apprentissages ». Pour moi, l'Ecole doit être ouverte sur le monde dans lequel elle vit,
sur les autres...Et pour moi, cela passe nécessairement par des projets (de vrais projets) qui, au départ bien sûr, sont à l'initiative de l'enseignant, mais dans lesquels l'élève doit avoir sa
part d'initiatives, de responsabilités...
Et dans lesquels, les parents ont forcément un rôle, une place, car pour réussir il faut l'adhésion de tous.
Je ne crois pas qu'on puisse travailler seul, à plusieurs on multiplie les compétences, « les regards », les idées...On approfondit, on se remet en question : c'est pour cela que je souhaite
travailler en équipe. Ce qu'on apporte aux élèves est plus riche, plus élaboré. On forme des élèves qui se rencontrent, qui échangent...puisqu'ils partagent des expériences ensemble...Des
citoyens de demain ?
C'est beaucoup de travail supplémentaire pour TOUTE L'EQUIPE, car pour travailler ensemble, il faut se rencontrer souvent, se mettre d'accord sur les stratégies, sur les objectifs....et ensuite valoriser le travail des élèves notamment pour les expositions. Mais cela apporte de la cohésion et des moments de plaisir...Et on apprend tant des autres, quels qu'ils soient...On est plus riche de chaque « aventure » et ainsi on peut donner davantage...
Etes-vous vraiment encouragée par l'Education Nationale à fonctionner ainsi ?
Que vous répondre ? Nous sommes bien évidemment sensibles aux marques d'intérêt comme les félicitations que nous avons reçues des Instances Européennes après la validation des 3 ans de notre
projet Coménius qualifié d'excellent ou celles reçues du Rectorat.
Evidemment, la reconnaissance du travail c'est important pour poursuivre...mais l'important c'est de croire en l'avenir des élèves.
Avez-vous songé au prochain sujet ?
Laisser-nous terminer ce projet...Nos élèves vont maintenant, grâce à l'intervention d'un animateur spécialisé, bénéficier en mai et juin, d'activités autour du cirque en vue d'un petit
spectacle. Et ce grâce à la subvention exceptionnelle que vient de nous accorder la Mairie. Il faut réussir cette dernière « acrobatie » de l'année !
**ADAV 33. Association départementale des Amis des Voyageurs de la Gironde 91, rue de la République
33400 Talence Tél. 05.56.37.77.26 - Fax 05.56.84.95.18
Rencontres, échanges et partenariat avec des gens du voyage, prétexte apporté par l’ouverture de l’aire à St André de Cubzac.
Partenariat et aide logistique de l’ADAV (Association Départementale des Amis des Voyageurs)
Objectifs :
- découvrir une autre culture
- découvrir d’autres modes de vie
- rencontrer, échanger, apprendre
- participer aux manifestations (expositions…)
Déroulement :
Axe 1 : Les forains, la fête foraine : (1er trimestre)
1-Aller à la foire aux plaisirs de Bordeaux courant Octobre :
Découvrir une foire (les stands, les manèges, les habitats roulants…)
Rencontre pour chaque classe d’un forain différent (l’ADAV aura rencontré les forains avant notre venue)
Questions posées par les enfants sur « la vie d’un forain ».
Traces rapportées (photos, films, prospectus, dessins…)
2-Exploitations pédagogiques de la sortie dans chaque classe.
3-Exposition des travaux dans l’école.
Axe 2 : Le cirque, « les circassiens » : (2ème trimestre)
Aller au cirque. (Ce projet devait être négocié par l’ADAV auprès des cirques d’Ambarès mais les cirques en hivernage habituellement ne sont pas à AMBARES mais en tournée cette année.)
SORTIE prévue le 16 mars 2010 à BASSENS au cirque ROGER LANZAC
Découvrir les numéros de cirque
Rencontrer les artistes
Poser des questions sur « la vie d’un cirque et des circassiens »
Ramener des traces écrites (photos, dessins, enregistrements…)
Exploiter pédagogiquement la sortie, Préparer des éléments à exposer.
Ça bouge à Cousteau !
Depuis le mois de décembre, les enseignants du lycée Cousteau se battent pour refuser une fermeture de demi-section, dans l'intérêt des élèves. L'intersyndicale du Lycée Cousteau nous explique
les raisons de ce combat.
Les raisons de la colère.
Depuis le mois de décembre les enseignants du LP Ph. Cousteau manifestent leur désaccord avec la proposition de la carte des formations qui prévoit la fermeture d'une demi-section
CAP Pro ELEEC, soit un recrutement de 12 élèves au lieu de 24.
Actuellement, 19 élèves sont accueillis en CAP Pro ELEEC au Lycée Cousteau à Saint André de Cubzac.
Cette formation unique dans la Haute Gironde et le Libournais donne la possibilité aux jeunes en difficulté d'obtenir un diplôme de niveau V à proximité de chez eux. De plus, cette formation
permet de mettre en place, sur le secteur et dans le domaine de l'électrotechnique, la rénovation de la voie professionnelle allant du CAP au BTS, en offrant les passerelles nécessaires entre CAP
et BAC PRO.
Cette mesure aura pour conséquence de diminuer l'accueil des jeunes dans la filière de l'électrotechnique et de diminuer les possibilités d'orientation ou de réorientation
positives. Nous refusons fermement cette fermeture au nom de l'intérêt que nous devons porter aux jeunes que nous formons.
Il faut ajouter à cela que cette mesure ne sera pas sans conséquence en termes de postes d'enseignants et de personnels.
Les actions continuent
Ce vendredi 15 janvier, nous avons de nouveau bloqué le grand portail du lycée, mais laissé les élèves qui le voulaient, entrer par une petite porte. Nous sommes allés ensuite, en cortège, devant
la mairie, où nous avons été reçus en délégation, par Célia Monseigne (1°adjointe) et Benjamin Garandeau (directeur de cabinet du maire), qui nous ont longuement écoutés. Ils nous ont assurés de
leur soutien. L'après-midi, nous sommes allés au rectorat, gardé par les CRS..., afin de nous faire recevoir avant la CAEN (commission académique de l'éducation nationale), en pure perte.
On nous a simplement laissé entendre que l'on nous recevrait peut-être en début de semaine !
Nous sommes donc déterminés à poursuivre l'action, en manifestant le matin avant les cours, devant le lycée.
Janvier 2010 L'intersyndicale du LP Ph. Cousteau
Un opéra rock au lycée Cousteau : La Révolution française
C'est un spectacle « décalé », plein d'humour et de talent, que nous ont présenté lycéens et profs des lycées Cousteau au Champ de Foire ce vendredi 11 décembre ! Et si cette « troupe »
enthousiaste a pris quelques libertés avec l'Histoire, s'éloignant un peu des cours délivrés par leurs enseignants, c'est pour notre plus grand plaisir ! Le public ne s'y 'est d'ailleurs pas
trompé en l'ovationnant au final !
Une prestation unique - dommage !-qui est l'aboutissement d'un projet pédagogique mené depuis 2 ans par quelques profs et élèves, aidés par des intervenants. Il a été soutenu par l'Education
nationale, la Région, l'Inspection Académique, la Communauté de Communes. La municipalité de Saint André de Cubzac, en mettant à leur disposition les techniciens et la salle du Champ de Foire, a
permis de présenter dans les conditions réelles du spectacle cet opéra-rock qui sortait vraiment de l'ordinaire !
Un projet pédagogique pluridisciplinaire sur 2 ans
Non, ce n'était pas seulement le spectacle traditionnel que peuvent donner les ateliers théâtre et musique d'un établissement scolaire en fin d'année !
Tout au long du spectacle, on a senti la complicité régner entre tous les acteurs- une trentaine d'élèves et une quinzaine d'adultes, profs ou intervenants. Au final, l'émotion était encore plus
palpable. On les a sentis heureux d'avoir réussi ce pari, mais désemparés parce que l'aventure était terminée, et qu'il n'y aurait, hélas, pas d'autre représentation !
Oui, ce spectacle était bien l'aboutissement d'un projet pédagogique qui a duré deux ans, et a nécessité, de la part de tous, un investissement important.
En 2007, au départ, bien sûr, l'idée de Jean-Michel Delmonteil, professeur d'Education Physique, marqué dans sa jeunesse par le succès du célèbre opéra-rock monté en
1973, « La Révolution française ». Mais peu à peu, elle trouve un écho favorable auprès de quelques collègues, tel Georges Mieyeville, professeur d'histoire-géographie,
ou Viviane Girard, professeur d'arts plastiques, ou Bruno Bonaval qui assure l'intendance, rôle ingrat, et bien d'autres !
Rédiger le Projet pour avoir un financement de l'Education Nationale, de la Région, du lycée, et trouver d'autres sources de financements, renforcer l'équipe avec d'autres collègues, rechercher
des intervenants : tout ceci a occupé les vacances d'été 2008. Et bien sûr, à la rentrée 2008, recruter des élèves de seconde et de première pour s'engager sur 2 ans dans cette aventure !
La Révolution est en marche !
Il faudra plus d'une année scolaire pour que les participants s'approprient le sujet et y mettent leur griffe. La présentation de la première partie en juin 2009 a permis un bilan d'étape qui a
révélé les lacunes du travail. Il a été repris entièrement et totalement restructuré entre juin et septembre 2009, non sans parfois quelques « grincements de dents ».Mais c'est le propre du
spectacle vivant de se remettre en question en permanence et de dépasser ses limites.
Le travail réalisé est au final important et pluriel.
Un travail scolaire classique d'abord, mais fédérant les 2 lycées. Toutes les disciplines sont concernées : Histoire, Géographie, Français, Mathématiques, Technologie, Arts
plastiques, Musique, documentation, langues vivantes, sciences...
Parallèlement, un travail hors-temps scolaire, dans les ateliers musique, théâtre, arts plastiques. Car l'opéra rock de 1973 sera bien modifié. Totalement au niveau des textes.
Par des arrangements, au niveau musique, pour s'adapter aux instruments pratiqués au lycée. Et bien sûr, au niveau de la mise en scène !
Un travail qui a fait sauter les clivages traditionnels des relations jeunes à adultes : chacun a apporté à égalité sa contribution et a été considéré comme un partenaire complet. Un vrai travail
collectif, construit en débat permanent et avalisé par le collectif !
Et un travail d'éducation citoyenne. Le choix du thème s'y prêtait. La forme du travail aussi. Pour concrétiser ce projet ambitieux, ils ont dû apprendre à se dépasser souvent!
Des talents se sont révélés, des personnalités ont pu s'épanouir et découvrir qu'elles étaient respectées et considérées.
Une expérience riche, formatrice, intense. Et le résultat final est cette « Révolution Française », traitée de manière humoristique et anachronique, interprétée avec brio et talent par toute cette troupe. Encore bravo à tous !
Le 18 décembre 2009 Françoise Bugaret
Rapport sur la rentrée scolaire 2009 dans les écoles publiques communales
Présenté par Célia Monseigne au conseil municipal du lundi 28 septembre 2009
Ecole Bertrand Cabanes :
Petite Section 1 / classe de Mme Lambert et Mme Paillet à 30
Petite section 2 / classe de Mme Monge à 28
Moyenne section 1 / classe de Mme Boiteux à 26
Moyenne section 2 / classe de Mme Verdier à 27
Grande section 1 / Classe de M. Berteau à 27
Grande section 2 / Classe de Mme Laffargue à 24
Total : 162 élèves. – moyenne de 27/classe
1 employée vie scolaire « administration » / 20H
Ecole Rosette Chappel :
Petite section / Mme Viaud à 26
Petite-Moyenne section 1/ Mme Fellonneau à 23
Petite-Moyenne section 2/ Mme Deniau à 24
Moyenne section / Mme De Senneville à26
Grande section 1 / Mme Soupène à 28
Grande section 2 / Mme Esben à 29
Total : 156 élèves – moyenne de 26/classe
1 employée vie scolaire « administration » / 20H
Ecole Pierre Dufour :
Classe de CP1 / Mme Dumont à 24 élèves
Classe de CP2 / M. Gainche à 24 élèves
Classe de CE1-1 / Mme Doré à 24 élèves
Classe de CE1-2 / M. Cessac à 25 élèves
Classe de CE2-1 / M. Delavaud à 24 élèves
Classe de CE2 /Mlle Billeaud à 24 élèves
Classe de CM1-1/ Mme Poinsot à 24 élèves
Classe de CM1-2 / M. Lambert et Mme Barbe à 25 élèves
Classe de CM1-CM2 / Mme Garrigoux (nouvelle enseignante)à 20 élèves
Classe de CM2-1 / Mme Bordenave à 23 élèves
Classe de CM2-2 / Mme Durand à 23 élèves
CLIS / Mme Coupard + 1 AVS / 12 élèves + 3 élèves en attente
Total (hors clis) : 260 élèves – moyenne de 23,7/classe
1 employée vie scolaire « administration » / 20H
Ecole Suzanne Lacore :
Classe de CP1 / Mme Monnot à 19
Classe de CP2 / Mme Le Torriellec à 19
Classe de CP3 / Mme Rispal-Houcan à 18
Classe de CE1-1 / Mme Felber à 25
Classe de CE1-2 / Mme Schultis à 25
Classe de CE2-1 / Mme Toque à 29
Classe de CE2-2 / Mme Marigot à 29
Classe de CM1-1 / M. Toujas à 23
Classe de CM1-2 / Mme Lamaison à 24
Classe de CM1-3 / Mme Brunet à 24
Classe de CM2-1 / Mme Cady à 28
Classe de CM2-2 / M. Bernadou à 26
Total : 289 élèves – moyenne de 24,1/classe
Accueil enfants « handicapés »
3 enfants porteurs d’un handicap sont élèves des écoles maternelles. Ils disposent d’une Auxiliaire de Vie Scolaire.
1 enfant porteuse d’un handicap moteur est élève de S. Lacore. Mise à disposition d’une AVS (16H/semaine). Pour cette élève la mairie a fait l’acquisition d’un bureau spécialement adapté.
RASED Saint-André/Peujard:
1 Poste de psychologue / Mme Caubet.
1 Poste de maître E rattaché à l’école Dufour / Mme Dupouey (En congé maternité. Non remplacée).
1 Poste de maître E rattaché à l’école S. Lacore / Mme Depère (1/2 temps).
Poste de maître G : supprimé.
Soient 1,5 poste occupés pour 2 secteurs de collèges (18 écoles)
Enseignant référent MDPH : Mme Françoise Ruau.
Restauration scolaire
Nombre d’abonnements : 720
Nombre moyen de rationnaires/jour : 720 à 750
Adultes (personnel enseignant et municipal) : 50
Rappel tarif
Commune : de 0,15 à 2,25€
Hors commune : 2,90€
Tarif moyen facturé aux familles en France
Enquête Cantinescolaire.net : 3,66€
Etude « Maison de la consommation et de l’environnement » : tarif moyen minimum = 1,37€ et tarif moyen maximum = 5€
Garderie péri-scolaire
Bertrand Cabanes : 58
Suzanne Lacore : 51 (demande d’extension d’habilitation en cours)
Pierre Dufour : 54 (demande d’extension d’habilitation en cours)
Tarif : 0,77€/heure
Transport scolaire (4 circuits)
Nombre d’inscrits : 151
Nombre d’élèves transportés à ce jour : 90
Tarif : 53,10€/an
Travaux et investissements :
Travaux réalisés en régie :
Peinture préau et couloirs Suzanne Lacore ; peinture classes Pierre Dufour.
Etanchéité panneaux sous-fenêtre école Cabanes
Peinture plateaux sportifs des écoles + jeux de cour
Reprise menuiserie école R. Chappel
Travaux faisant l’objet d’un marché (réalisation vacances de Toussaint)
Changement de 50% des menuiseries verre de l’école Cabanes.
Changement revêtement sol salle d’activité + 2 classes, école Cabanes
Reprise bandeaux de sous-toiture école Suzanne Lacore
Changement revêtement sol Bureau direction école Dufour
Installation jeux de cour école Dufour
Changement mobilier restauration scolaire école Lacore
Renouvellement partiel parc informatique scolaire
Célia Monseigne
Commentaires
1) Le niveau des effectifs s’est stabilisé depuis deux ans. Il n’y a pas eu de hausse d’effectif en 2009. On constate même une légère baisse à l’école Pierre Dufour.
Le niveau de remplacement maternelle/primaire sera équilibré en 2010 : 100 élèves partiront au collège et 108 élèves arriveront au CP. Les programmes de logements qui seront livrés en 2010 sont de tailles modérées, et nous n’aurons pas de difficultés majeures pour l’accueil des élèves en 2010.
Le besoin d’un 5ème groupe scolaire dès 2010 n’est plus avéré. Il pourra être étudié en même temps que la première phase du programme.
2) L’augmentation du nombre d’élèves fréquentant la garderie périscolaire réclame une augmentation des capacités d’accueil. Une demande d’habilitation à 60 est déposée auprès de la DRJS. Cette disposition sera assortie d’un renforcement de l’encadrement (12H/semaine x 2 écoles).
3) Planification des travaux et investissements scolaires. Il convient désormais d’établir des programmes de travaux et d’investissement dans les écoles.
La commission s’appuiera sur le rapport des services (M Salaméro) et sur les comptes rendus des Conseils d’écoles pour proposer un prévisionnel de travaux et d’investissement à inscrire au budget 2010.
Cette méthode de travail va nous permettre une meilleure gestion de l’entretien des écoles et de respecter l’engagement pris devant les conseils d’écoles.
EVS en lutte
juin 2009
Depuis plusieurs mois, les EVS en poste depuis 3 ans et dont le contrat va s’achever en juin, sont en lutte pour pérenniser leur emploi, soutenues par les autres EVS, les enseignants, les syndicats. Sandrine Boinot, EVS à l’école Pierre-Dufour, est à la pointe de ce combat. Pour que nous puissions comprendre cette lutte, et la soutenir en signant la pétition jointe, elle a rédigé pour S2A ce dossier.
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E.V.S : emploi vie scolaire (assistante administrative, aide à la scolarisation des enfants handicapés). |
RAPPEL : En Gironde il reste environ 630 EVS en poste dans les écoles, employés soit en tant qu’Assistante Administrative au Directeur d’école (AADE), soit comme Aide à la scolarisation des enfants Handicapés. (ASEH).
Ils ont des Contrats Aidés: pour certains des C.A.E (Contrat d’accompagnement à l’Emploi) ,pour d’autres, des CAV (Contrat Avenir)
QUI SONT LES PERSONNES ELIGIBLES AUX POSTES EVS ?
Les personnes éligibles aux C.A : personnes qui étaient en chômage de longue, voire de très longue durée, en situation de précarité, allocataires de :
* l’Allocation aux adultes handicapés (AAH)
* l’Allocation aux personnes isolées (API)
* l’Allocation de solidarité spécifique (ASS)
* l’Allocation de revenu minimum d’insertion (RMI)
Les personnes âgées de 50 ans ou plus.
Dans le cas des EVS/Aide à la Direction d’école : Sélectionnées par l’ANPE ou le (la) directeur (trice) de l’école, ou le collège employeur en particulier pour nos compétences professionnelles.
Grand nombre d’entre nous sont diplômés. (proposition de V.A.E. après le 30 juin ? )
Pour la plupart, des femmes (quadras, voire plus), en famille mono-parentale, issues d’un secteur d’activité tertiaire sclérosé : involontairement écartées du monde du travail.
Suite aux recherches actives d’emploi sans retombée positive nous avons accepté ces contrats précaires qui promettaient à terme, de rester dans la vie active en bénéficiant des moyens définis et obligatoires (formation qualifiante, accompagnement, suivi ANPE pendant toute la durée des contrats)
QUE SE PASSERA-T-IL SI LES CONTRATS NE SONT PAS RENOUVELES LE 30 JUIN 2009 ?
Après 3 renouvellements et 34 mois effectués dans et pour l’Education Nationale = Retour dans une situation très
précaire pour 630 personnes en Gironde et pour des milliers de personnes au niveau national.
Pas de formation, sinon celle pour le poste d'EVS, Pas de suivi, Pas
d'accompagnement
- Ce qui veut dire : 3 ans de notre temps pour repartir sur Quoi ??
- Parcours en boucle offert par l’ANPE : Bilan de compétence ? Ateliers divers pour retrouver du travail ? (savoir faire un CV !, savoir répondre à une annonce !) …. Déjà vécu.
- Comment intégrer 3 ans de travail bien spécifique à l’école et l’Education Nationale sur nos CV ?
- La fin du mois de juin s’annonce catastrophique pour l’ensemble de cette profession, et même, pire qu’à leur situation initiale.
Ex : pour une personne issue du RMI : à la signature du Contrat Avenir, elle reste dans le dispositif RMI en stipulant son activité salariée dans l’école, dans son Contrat d’Insertion lié à son statut de RMIste, ce qui lui permet de garder tous les avantages liés à ce contrat : droits CMU, exonération de taxe habitation, de la redevance T.V., tarif sur les transports en commun, Aide financières, …. Au 30 juin « si » son dossier ASSEDIC est accepté, elle sort d’office du dispositif RMI et devra alors vivre, après trois années de travail consacré à l’Education Nationale, avec des moyens nettement inférieurs, déchue des aides qu’elle avait à la 1ère signature de son Contrat AVENIR.
Nous faisons circuler une pétition, (voir ci-desous - que vous pouvez imprimer, signer, et renvoyer à l’école Pierre Dufour, 59 rue Henri Grouès, 33240, Saint-André de Cubzac) dans laquelle nous demandons à Monsieur Fillon de recevoir l'Intersyndicale (5 syndicats sont à nos côtés).
En effet, une première demande d'audience avait été demandée pour le 27 mai dernier. Ce jour là, des EVS de 18 départements étaient présentes (dont la Gironde), à Paris, grâce aux dons des collègues. Monsieur Fillon nous a renvoyé vers le Ministère de Monsieur Darcos. Mais c’est un directeur de cabinet qui a pris nos des pétitions (25 000 signatures, il en reste encore 60 000 à envoyer), et reçu nos revendications : nos postes transformés en emplois pérennes, statutaires, ainsi que notre maintien.
Mais pour nous, il est important que ce soit le premier ministre, Monsieur Fillon, qui nous reçoive.
Les EVS de Gironde tiendront également une Assemblée générale , le jeudi 18 juin, à 9h30, 17 quai de la Monnaie à Bordeaux : tous les EVS, ceux encore en poste, par solidarité, ceux qui vont être au chômage , sont invités. Notre lutte n’est pas terminée !
Sandrine Boinot
