22 décembre 2009 : Point sur le dossier de la plaine des sports
Suite au conseil municipal du lundi 7 décembre, où il a été, à 2 reprises question de la Plaine des sports du Bouilh, S2A a souhaité faire le point sur ce dossier avec Ludovic Mansuy,
adjoint aux sports de la
commune.
le 22.12.2009
S2A : Suite à la récente présentation de quelques images de synthèse de la future plaine des sports au conseil municipal du 7 décembre, pouvez-vous nous dire plus précisément
où en est le projet à ce jour ?
LM : Nous en sommes à un stade relativement avancé. En effet, la fin de l'avant projet a été prononcée et nous sommes à quelques jours du dépôt du permis de construire. L'analyse
du sol est en cours et un dossier de projet, préalable au dossier de consultation des entreprises, sera produit à mi janvier par le groupement Artotec/Robin.
S2A : Cela semble aller assez vite. Et la concertation dans tout ça ?
LM : Nous avons rencontré 2 fois en octobre les représentants du FC de St André, du RCC et du SCA, avec la maîtrise d'œuvre, afin de revoir et valider collégialement la
répartition des terrains et les différents aménagements possibles. Notre objectif était que chacun puisse s'approprier le partage des différents espaces sportifs entre les clubs utilisateurs. Ce
travail préalable a permis à la maîtrise d'œuvre de réaliser les esquisses que vous avez pu découvrir lors du conseil municipal. C'est donc bien le fruit d'un travail concerté avec les futurs
utilisateurs sportifs du site. La commission des sports s'est par ailleurs réunie le 5 décembre dernier pour viser les premières évaluations budgétaires de la réalisation ainsi que les premières
estimations des coûts de fonctionnement.
S2A : Vous avez-donc fait une analyse économique du projet ?
LM: Elle est en cours de réalisation au service des sports. Nous menons à la fois une étude sur les coûts de fonctionnement des infrastructures actuelles et une estimation de
ceux de la future plaine en intégrant plusieurs scénarios dont un comporte l'aménagement d'un terrain de football en gazon synthétique. Les premières simulations de gains entre les deux types de
surface (gazon naturel et synthétique) sont très prometteuses et donneraient raison au choix du synthétique (près de 24000€ d'économie de fonctionnement par an pour le synthétique). Ce sont ces
coûts, au-delà de la charge d'investissement, qu'il nous faut impérativement prévoir et maitriser car ce sont eux qui impactent réellement sur le long terme le budget municipal.
S2A: Le projet devait intégrer une composante environnementale forte ? Cela se traduira-t-il concrètement dans le projet définitif ? Et comment ?
LM: Nous avions intégré dans notre cahier des charges cette forte exigence environnementale. La plaine des sports répondra à un certain nombre de cibles HQE que nous
déterminerons en janvier. Sur la ressource en eau, un point critique du projet, nous avons réalisé en juillet dernier 4 forages qui ont révélé la présence d'eau à environ 20 m de profondeur, en
quantité suffisante pour arroser 5 terrains de grand jeu. Par ailleurs, les bâtiments (bloc vestiaires/sanitaires/clubs house et maison de gardien) seront à très haute performance énergétique.
Nous imaginons qu'ils pourraient comporter chacun un toit végétalisé, une récupération d'eau de pluie et des panneaux solaires. Notre objectif est véritablement de faire de ce projet un projet
exemplaire. Le parcours de santé traversera une mise en scène végétale originale et naturelle et nous aurons recours au bois sur nos infrastructures. Tous ces éléments devraient avoir un effet
positif tant sur la qualité intrinsèque du site que sur ses coûts de fonctionnement.
S2A : Quelles sont les prochaines étapes du projet ?
LM : Outre la remise du dossier de projet en janvier et le début de la réalisation du dossier de consultation des entreprises, nous devrions pouvoir finaliser la procédure
d'expropriation d'ici fin mars, avec la conclusion de celle-ci et la consignation de notre paiement. Les premiers travaux seraient envisageables durant l'été, et commenceraient par le premier lot
qui porte sur les terrains de football, après le choix des entreprises par la commission d'appel d'offre et les délais administratifs réglementaires. La réalisation d'un terrain synthétique nous
permettrait de le livrer tout début 2011. Ce qui constituerait une bonne nouvelle pour le football club. Nous referons un point prochainement avec les clubs pour travailler sur le détail des
aménagements du dossier de projet. Nous allons également organiser courant février une présentation au public du projet définitif qui montrera le résultat des travaux réalisés début 2009 par les
étudiants de l'ENSPA Bx et le lien fait entre ces projets et le projet décliné par le groupement Artotec/Robin. Elle sera très pédagogique et permettra de bien montrer tous les enjeux du projet
et les réponses qu'il apporte à ceux-ci. Chacun pourra alors s'approprier un peu plus ce qui sera bientôt un des plus importants espace public de la commune.
Le point sur le dossier au Conseil Municipal du lundi 28 septembre 2009
Lors du Conseil municipal du lundi 28 septembre 2009, le Maire, Laurent Ricci, a tenu à apporter des précisions quant à ce dossier : en effet, beaucoup de rumeurs sur la faisabilité du projet ont circulé ces derniers temps, véhiculées par l’opposition dans les médias. Il a donc fait –en préambule au CM- un historique de cet important projet, ainsi que le point sur l’état de son avancement et les difficultés rencontrées, mais apparemment pas insurmontables. S2A a souhaité informer les citoyens sur ce sujet.
Le tracé de la Ligne à Grande Vitesse, qui passera par le Stade du Peyrat, a amené la précédente municipalité à rechercher des terrains disponibles pour reconstruire les terrains de Football.
C’était également une opportunité de réfléchir sur une stratégie en matière d’équipements sportifs et de politique sportive de la Ville, en tenant compte d’une très forte population scolaire (+ 3.000 élèves), du développement des Clubs d’Athlétisme, de Football et de Rugby- qui ont obtenu la labellisation de leurs écoles de sports-, de l’attente de la population.
Il est apparu aussi nécessaire de regrouper au maximum les activités de plein air, pour permettre des économies en matière d’exploitation des équipements, en mutualisant moyens humains et matériels.
Enfin, nous avons voulu associer plus de sportifs en proposant un parcours de santé autour de l’équipement, dans un milieu naturel de qualité et voisin de l’arboretum projeté par la Communauté de Communes,
Le choix du lieu, le Bouilh, est venu après concertation avec le F.C Saint André. Il tient compte également d’une desserte routière aisée, non loin du Centre Ville, ainsi que de l’unité foncière que constitue le projet.
Les critères de développement durable, et notamment la présence de ressource en eau- confirmée par les sondages-, ont pesé dans la décision.
C’est ainsi, en tenant compte de l’avis favorable des propriétaires, qu’un emplacement réservé a été défini dans le cadre du projet urbain du PLU approuvé en 2006.
Le PLU a fait l’objet d’une enquête publique, et à aucun moment cet emplacement n’a été contesté.
La valeur du terrain est fixée par les domaines. La marge de négociation ne doit pas être supérieure ou inférieure à 10 %. (C’est la loi).
L’estimation de l’époque permet à la Municipalité d’acquérir ce terrain à un bon prix.
Compte tenu de tous ces éléments administratifs et techniques, il était difficile de trouver un autre site qui présentait les mêmes avantages.
Enfin c’est lors de l’élaboration des documents d’urbanisme, tel que le PLU, que se déterminent les réserves foncières nécessaires à réaliser les équipements publics de cette importance.
Sous les conseils de Maître VIOSSANGE une promesse de vente a été signée entre les propriétaires du terrain et la Municipalité au prix de 3 € le m2 fixé par les domaines.
L’option a été levée avant le 15 Juin 2009.
Il est apparu alors, selon la Chambre des Notaires de la Gironde, que la signature de l’acte authentique présentait un risque d’invalidité en raison d’un différend entre les propriétaires signataires du terrain et une partie de la famille.
La position de cet organisme est surprenante : le différend familial ne peut pas remettre en cause cette vente.
J’espère encore obtenir un accord amiable avec la famille, ce qui lèvera toute ambiguïté.
En tout état de cause, l’enquête publique s’est déroulée normalement. (Avis favorables du FC Saint André, du RRC et de l’Athlétisme).
Le Préfet souhaite une conclusion rapide, compte tenu des impératifs de délai pour libérer les emprises de la LGV.
Nous avons mis à profit cette période d’attente pour réaliser les études hydrologiques qui ont confirmé la présence d’eau sur le site.
Le Maître d’œuvre des travaux, après avis favorable du Jury réuni le Lundi 14 Septembre, sera officiellement désigné le jour du Conseil Municipal.
L’appel d’offres sera lancé avant la fin de l’année 2009.
Pierre COUSSY va prendre la direction du Service des Sports à compter du 1er Octobre. Il aura bien entendu en charge le suivi de ce dossier, mais aussi la gestion des associations et des installations sportives.
Rencontre avec les futurs utilisateurs du Bouilh 18.03.2009
Le projet de la Plaine des sports est en train de prendre forme.
Comment les futurs utilisateurs vivent-ils cette période d’attente ?
Sont-ils satisfaits de leur participation à l’élaboration du projet ?
Ces futures installations entraînent-elles de nouvelles ambitions pour leur club ?
C’est autour de ces questions que S2A a rencontré les responsables des 3 clubs les plus concernés : le foot, le rugby, et l’athlétisme.
Roger Guillemassy et Emilien Alfageme pour le foot, Francis Simon pour le rugby, Eric Fradin pour l’athlétisme, ont bien voulu répondre à nos questions.
Une impatience légitime !
C’est bien sûr le foot qui manifeste le plus son impatience. L’horizon 2010 -date prévue pour laisser place aux travaux de la LGV- se rapproche à grand pas ! Ses 300 licenciés sont bien à l’étroit dans les vestiaires, et il faut être virtuose pour faire jouer les 17 équipes avec si peu de terrains ! Pas de possibilité de repli en salle en cas de pluie non plus. Et s’il se réjouit de la réouverture du terrain du stade Léo Lagrange, il s’inquiète aussi : va-t-il résister au piétinement des utilisateurs ?
Le rugby est moins pressé : certes, il aurait bien besoin d’un terrain supplémentaire pour ses 180 licenciés ! Ses vestiaires abîmés par la tempête ne sont toujours pas utilisables. Mais la solidarité avec le basket a compensé cet inconvénient.
Pour l’athlétisme et ses 103 licenciés, l’impatience est grande. Le local du club est vétuste et étroit, et il le partage avec Adrénaline et ses 30 licenciés. Pas de vestiaires, utilisation du stade parcimonieuse cette année en raison des travaux de rénovation. Heureusement, il a pu utiliser le gymnase de la CCC cette saison ! Bénévoles et pratiquants sont donc à l’étroit, et rêvent de la future Plaine des Sports !
Concertation, mais des inquiétudes
Ils rêvent, tout en redoutant que tous leurs désirs ne se réalisent pas entièrement…
Ils ont eu deux réunions avec l’adjoint aux sports, Ludovic Mansuy en juin et septembre 2008. S’ils ont bien pu exprimer leurs besoins lors de la première réunion, ils ont été déçus par la deuxième : le projet leur a paru « ficelé », sans avoir pris en compte toutes leurs demandes.
Par exemple, Eric Fradin souhaitait un stade d’athlétisme complet, pour pouvoir y organiser des compétitions. Les dirigeants du football souhaite un terrain en herbe synthétique, très pratique en cas de mauvais temps…Francis Simon s’inquiète : l’enveloppe budgétaire pourra-elle englober toutes les demandes en même temps, ou faudra-t-il attendre une seconde tranche ?
Si tous les 3 comprennent la volonté municipale de maîtriser le budget, Eric Fradin s’interroge. Saint-André-de-Cubzac, dont la population s’accroît régulièrement, a un pouvoir d’attraction qui dépasse le canton. Les jeunes pratiquants viennent de loin. Pourquoi notre commune serait-elle seule à financer de telles infrastructures qui profitent à tous autour ?
Enfin, le manque d’information officielle sur l’évolution du projet depuis cette dernière réunion de septembre, renforce leur inquiétude quant à la prise en compte de leurs desiderata….
Françoise Bugaret
Notre association, S2A, a un rôle de médiateur entre les citoyens et les élus.
Après avoir entendu ces inquiétudes qui lui semblaient légitimes, elle a souhaité que l’élu « en première ligne » sur ce dossier en prenne connaissance et puisse apporter des réponses.
Les réactions de Ludovic Mansuy, adjoint aux sports, à ce reportage
-A propos des infrastructures existantes
Certaines de nos infrastructures vieillissantes posent un réel problème de confort et de qualité d’usage. D’autres ont été durement touchées par la tempête de janvier et sont en cours de réparation ou attendent le feu vert de notre assureur.
La municipalité en est bien consciente.
Nous avons dit dans notre programme nos ambitions pour le développement du sport sur la commune, et programmé depuis 1 an la rénovation de plusieurs équipements.
Ainsi, après le stade Léo Lagrange qui sera totalement ouvert au public le 27 avril prochain et inauguré le 28 mai, nous avons prévu de réaliser des travaux sur le dojo. Par ailleurs nous examinons actuellement la faisabilité d’une rénovation des terrains de tennis de la Garosse.
Cela fait beaucoup d’opérations à mener sur notre patrimoine, et tout en nous préoccupant des attentes des clubs, nous devons rester vigilants sur la dépense publique. Nous avons également besoin du temps nécessaire à leur planification.
-Sur les inquiétudes liées à la plaine des Sports du Bouilh
Je voudrais rassurer nos trois présidents, ainsi que les autres futurs utilisateurs du site.
Le cadre général du projet n’a pu être effectivement « ficelé » qu’en novembre.
Les réunions de juin et septembre avec les clubs, la consultation de la DRJS, ont seulement permis de donner des éléments structurants du programme à la commission des sports, pour réaliser ensuite un cahier des charges, et mettre en place la Déclaration d’Utilité Publique.
Parallèlement, la commission des sports a travaillé sur la faisabilité financière, et a revu à la baisse certaines demandes.
Ainsi, la piste d’athlétisme sera située sur le pourtour du futur terrain d’honneur de football, afin de faire l’économie d’une tribune uniquement dédiée à l’athlétisme. Une économie validée à l’unanimité par la commission des sports.
Le club d’athlétisme ne doit pas s’inquiéter: il pourra bien, à terme, organiser de grandes manifestations, y compris de lancer. Mais tout cela s’inscrira dans le temps nécessaire, à la fois pour répondre aux recommandations de la DRDJS, et afin de pouvoir mobiliser les ressources financières nécessaires.
En ce qui concerne la réalisation d’un terrain de foot synthétique : nous en avons beaucoup discuté, l’intérêt pour cette surface est indéniable ! Le point bloquant est bien sûr encore le coût: 250000€ un terrain de grand jeu en herbe contre 700000€ un terrain synthétique. Soit un rapport de presque 1 à 3, cela pose réellement question. Mais si la Fédération Française de Football a des subventions généreuses, nous sommes preneurs…
-Sur la reprise de la concertation
Ce premier trimestre était une phase plus administrative : DUP et négociation de la promesse de vente avec la famille De Feuilhade De Chauvin.
Mais après la prochaine réunion de la Commission des sports, dès le mois de mai, le processus de concertation reprendra. Nous rentrerons alors dans les détails du projet. Nous travaillerons ensemble, avec les clubs et avec la maîtrise d’œuvre, qui sera choisie après concours d’architectes.
Un comité de pilotage pluridisciplinaire sera mis en place et intègrera, en plus des dimensions sportives, les dimensions sociales et éducatives, ainsi que les points liés à la voirie ou aux bâtiments du futur site.
-Sur le financement communal
C’est la perte de la plaine du Peyrat, une infrastructure communale qui sera cédée à RFF au 1er janvier 2011, qui est le déclencheur de notre projet. Le football devra retrouver rapidement un terrain d’honneur et un terrain d’entraînement.
C’est donc à une contrainte forte de temps que nous devons répondre, et il est de notre responsabilité propre de gérer cette contrainte. C’est pourquoi nous avons la maîtrise de ce projet, et que son financement est communal. Le temps dira si nous devons évoluer sur ce point. Mais une fois le travail fait et la plaine des sports disponible pour nos clubs et nos concitoyens.
Dans 18 mois maintenant.
Plaine des sports 10.12.2008
Lors du conseil municipal du 29/09/08, la question du déménagement de la Plaine des sports du Peyrat, qui se situe dans l’emprise de la future LGV, a été évoquée. Nous avons demandé à Ludovic Mansuy, adjoint aux sports, de nous en dire plus sur la future Plaine des Sports.
Elle se situera vraisemblablement au Bouilh : une procédure de Déclaration d’Utilité Publique a été engagée, mais elle sera abandonnée si, comme l’espère la municipalité, un accord amiable aboutit avec les propriétaires pour l’achat de 12 hectares.
Plusieurs réunions de concertation ou contacts avec les présidents des clubs sportifs concernés par une utilisation future du site ont donné lieu à la réalisation du cahier des charges des futures installations.
Il est ainsi envisagé la création de 5 terrains de football et rugby, d'une piste d'athlétisme au revêtement synthétique avec des aires de saut et de lancer, de tribunes et vestiaires, de locaux techniques et clubs houses.
Un des objectifs du projet est d'intégrer complètement des éléments de développement durable dans la conception des futures installations. L'approvisionnement en eau et son recyclage est un sujet d'importance quand on envisage les futures surfaces à arroser. Le système de chauffage devra également intégrer une exigence d'économie d'énergie. L'accessibilité des équipements aux publics à mobilité réduite sera également au coeur de nos préoccupations. Enfin la mutualisation de ces infrastructures et leur regroupement devraient à terme nous permettre quelques économies sur les coûts d'exploitation.
Afin de nous aider dans nos réflexions et nous apporter différentes solutions d'intégration environnementale, nous accueillerons en janvier prochain en stage sur une durée de 6 semaines un groupe d'étudiants de l'Ecole Nationale Supérieure d'Architecture et d'aménagement Paysager de Bordeaux.
Ceux-ci étudieront les composantes du projet et proposeront plusieurs scénarios d'aménagement à la municipalité. Ce sera également une occasion d'échanges riches et nombreux avec ces étudiants, sans nul doute au travers de visions originales et novatrices.
